mercredi 13 août 2008

Christophe Laloy (1786-1816), héros de Stade


« Citoyen Premier consul… » Le député Laloy a pris sa plume. Ce cinquième jour complémentaire de l’an XI, en des termes qui fleurent encore bon un langage révolutionnaire bientôt désuet, c’est au général Napoléon Bonaparte, le héros de Toulon, d’Arcole et des Pyramides, aujourd’hui Premier des Français, qu’il adresse une requête[1].
Certes, celui qui a voté la mort du roi, qui a brièvement présidé l’Assemblée nationale, ne goûte guère, à en croire son ancien secrétaire et biographe Emile Jolibois, cette nouvelle forme de pouvoir personnel qu’incarne aujourd’hui le général corse. Mais il s’agit de l’avenir de son fils de 17 ans, Pierre, François, Christophe. Son unique garçon, sur qui ce député aux Anciens fonde de sérieux espoirs pour l’avenir. «Il a reçu des leçons de langues française, latine et italienne, argumente Pierre-Antoine Laloy, et il a des principes de géographie et d’histoire, de dessin et de lavis. Pensionnaire au Prytanée de Paris, il a été récompensé par ses succès en mathématique ; il en suit les cours au lycée.»

Pierre-Antoine Laloy dit « le Jeune», pour le distinguer de son frère Jean-Antoine, médecin, député aux Etats-Généraux et maire de Chaumont, est avocat de profession. Mais Christophe ne souhaite pas marcher sur les traces paternelles : en cette période de paix après des années de furieuses guerres révolutionnaires, l’adolescent rêve de gloire militaire. En qualité d’officier. C’est le sens de la demande du député Laloy : que Bonaparte accueille son garçon dans l’école spéciale militaire que le nouvel homme fort de la France vient de créer à Fontainebleau. «Il est temps de vous l’offrir, citoyen Premier consul», conclut, solennel, le parlementaire haut-marnais.
Son vœu est exaucé : en nivôse an XI, Christophe Laloy intègre la nouvelle école. Celle destinée à former, durant deux années, les officiers des armées consulaires - et bientôt impériales. L’y rejoint rapidement le fils d’un ancien lieutenant du roi à Chaumont, Charles Denys, né dans la capitale du Bassigny en 1783. Là où il a lui-même vu le jour, trois ans plus tard, le 7 juillet 1786.
C’est le chanoine Babouot, curé de la basilique Saint-Jean-Baptiste, qui baptise le deuxième enfant – après une fille - de Pierre-Antoine Laloy, né en 1749 à Doulevant-le-Château (Haute-Marne), et de Cécile-Euphémie Delaporte, la fille d’un marchand chaumontais mariée à 15 ans[2]. L’enfant reçoit le premier prénom de son père, celui – masculinisé – de sa marraine (Françoise Laloy), enfin celui de son aïeul maternel, Christophe Delaporte. C’est ce troisième prénom qui le désignera pour la postérité.
Comme Jean-Nicolas, son frère médecin, Pierre-Antoine Laloy vit donc dans cette ville qui deviendra, en 1790, le chef-lieu du « département méridional de la Champagne », puis de la Haute-Marne. Non loin du Palais de justice – l’ancien donjon des comtes de Champagne.
Député en 1791, l’avocat Laloy entraîne sa famille à Paris l’année suivante, à son élection à la Convention. Chaumontais durant les six premières années de sa vie, Christophe Laloy devient un petit Parisien. Nous l’avons vu, il est lycéen dans la capitale. Et va donc se former au métier d’officier à Fontainebleau.
Le 23 octobre 1804 (quelques semaines après la mort de son oncle Jean-Nicolas à Chaumont), il est nommé, à 18 ans, sous-lieutenant. Le 27 fructidor an XIII, son compatriote Marie-Nicolas dit Félix Guyardin – coîncidences : lui aussi fils d’avocat, lui aussi fils de régicide haut-marnais -, né à Langres en 1787, quitte Fontainebleau comme sous-lieutenant du 103e de ligne. Ce ne sera pas leur seul point commun…
Entre-temps, la République a fait place à l’Empire français.
2 décembre 1805. Un an jour pour jour après son sacre, Napoléon 1er remporte sa plus prestigieuse bataille : Austerlitz. Mais le sous-lieutenant Laloy ne semble pas être de l’illustre campagne d’Autriche, à laquelle prend part l’un des deux bataillons de son corps d’affectation, le 3e régiment d’infanterie légère : il paraît plutôt servir au sein de l’armée d’Italie[3]. C’est le maréchal Brune, qui ne tarissait pas d’éloge sur le dévouement passé du député Laloy, qui lui a obtenu cette affectation dans la péninsule – des éléments du 3e léger du colonel Mas sont effectivement stationnés dans l’Etat de Parme.
Absent d’Austerlitz, absent vraisemblablement d’Iéna : le sous-lieutenant Laloy n’est donc pas sous le regard de l’Empereur. Il n’est pas certain non plus qu’il participe à la campagne de Pologne, à laquelle prend pourtant part son 3e léger confié au major Gavotti et incorporé dans la division Boudet du corps d’observation commandé – coïncidence – par Brune.
Parmi les brigadiers de cette division, le général François-Nicolas Fririon. Un Lorrain de 41 ans auquel est attaché le sous-lieutenant Laloy, à l’initiative du maréchal Bernadotte[4]. Bientôt, le Chaumontais va faire la preuve de son courage et de son dévouement auprès de son général.
Eté 1808. Fririon, qui a pris part au siège de Stralsund, conquis l’île de Bornholm, est en poste à Seeland, une île danoise. Sous ses ordres, notamment, une division composée de soldats espagnols, sous les ordres du général-marquis de La Romana ! Or dans la péninsule ibérique, la donne politique vient de changer. Napoléon a évincé les Bourbon – ses alliés objectifs - du trône espagnol, au profit de son frère Joseph. Un changement plutôt mal accueilli : les Madrilènes se sont révoltés le 2 mai.
Prêter serment au roi Joseph ? La perspective n’enchante guère les Espagnols servant dans la Grande Armée. Au point de susciter de leur part un mouvement de révolte. Plutôt radical, car leur objectif, ni plus ni moins, est de tuer leur général, Fririon. Le 31 juillet 1808, ils font irruption dans sa demeure, le château de Roskilde. Leur fureur fait une première victime : Marabail, un sous-lieutenant du régiment de Laloy. Mort. Un deuxième membre de l’état-major de Fririon s’interpose : c’est Laloy. Frappé à coups de crosse, il est grièvement blessé. Le visage en sang, il ne doit son salut qu’en sautant par une fenêtre du rez-de-chaussée. Le général lorrain, lui aussi, parvient à s’échapper. Et il ne cessera de louer l’attitude du sous-lieutenant. «La conduite de M. Laloy, rapportera-t-il, volant à ma défense, est d’autant plus digne d’éloges qu’il courait à une mort certaine.»
Fririon est-il à l’origine de la nouvelle affectation du lieutenant Laloy (il a été promu le 20 février 1809) ? Toujours est-il que le Chaumontais est attaché, officiellement pour la première fois comme aide de camp, au général de brigade (depuis 1807) Etienne Rivedoux d’Hastrel, né au Canada en 1766, un ami du frère de Fririon, et – nouvelle coïncidence - beau-frère de Bernadotte.
Aide de camp. Voilà donc notre Haut-Marnais accepté cette catégorie si particulière du corps des officiers (deux pour un brigadier), reconnaissables à leur brassard porté au bras, dévoués jour et nuit à leur général – souvent premiers remparts de leur corps lors des combats, porteurs de dépêches, exécutants de reconnaissances, intendants, parfois confidents. Mais pour Laloy, être l’ombre du général d’Hastrel n’est pas la meilleure garantie d’être enfin sous le regard de l’Empereur, à en juger l’énumération des commandements successifs de ce général : à partir de mars 1809 et jusqu’en mars 1812, il est employé, essentiellement comme chef d’état-major, en Allemagne, à Anvers (sous Bernadotte, tiens, tiens…) et en Hollande (sous Oudinot), à Hambourg (qu’il commande militairement), à nouveau dans l’armée d’Allemagne, enfin au corps d’observation de l’Elbe. Entre-temps, il est passé divisionnaire (en 1811). Mais voilà qu’Hastrel quitte l’Europe du nord : il doit rejoindre le ministère de la Guerre, à Paris, plus précisément la direction générale de la Conscription.
Une nouvelle affectation dans laquelle Laloy ne suit pas « son » général. Il reste à l’armée d’Allemagne, transformée en 1812, à la veille de son entrée en Russie, en 1er corps de la Grande Armée. Le nouveau supérieur du Chaumontais, promu capitaine à 25 ans : le maréchal Davout, l’ancien gouverneur d’Hambourg. Précisément, Laloy est incorporé, en qualité d’adjoint, au sein de l’état-major du duc d’Auerstaedt, commandé par le général Louis Romeuf. Un Auvergnat, âgé de 46 ans, qui restera dans l’Histoire comme l’un de ceux qui ont arrêté Louis XVI lors de sa fuite vers la Prusse.
Avec ses 39 000 hommes, le 1er corps est le plus important, numériquement, de ceux qui vont franchir le Niémen, le 23 juin 1812. L’un des plus expérimentés, aussi : parmi ses divisionnaires, Morand, Gudin, Friant secondaient déjà Davout lors de la glorieuse journée d’Auerstaedt, le 14 octobre 1806. Quant au cavalier, le Franc-comtois Pajol, il est un des plus fameux sabreurs de l’Empire. C’est donc au sein de ce corps illustre que le capitaine Laloy va prendre part à l’une des plus célèbres campagnes de Napoléon. Sous le regard duquel il va – enfin - se battre. Et peut-être, huit ans après sa nomination comme officier, se faire remarquer…
Premières occasions : Mohilev, en juillet 1812, et Smolensk, le mois suivant. Laloy est-il blessé aux environs de cette ville[5] ? Dans un courrier adressé le 23 août au maréchal Berthier, major-général de la Grande Armée, Davout ne souffle mot d’une éventuelle blessure de son subalterne. En revanche, il ne tarit pas d’éloges sur ses qualités. «C’est un des officiers les plus distingués de mon état-major, qui a d’excellents services», plaide le prince d’Eckmühl, qui s’y connaît en soldats. Ce qui l’amène à s’étonner que le Chaumontais, jusque là, n’ait pas encore reçu, comme Davout en a fait la demande, la Légion d’honneur - cette décoration, au passage, contre laquelle le député Laloy a voté[6]
C’est dans des circonstances bien particulières que le maréchal d’Empire va s’attacher – et pour longtemps – les services de l’officier haut-marnais. Le choc tant attendu entre la formidable Grande Armée et les troupes russes a enfin lieu, non loin de Borodino, au bord de la Moskowa, le 7 septembre 1812. La bataille est âpre, les pertes terribles. Parmi les généraux mortellement blessés : Romeuf. Davout nourrissait une grande estime pour son chef d’état-major : il décide d’employer auprès de lui ses adjoints, et parmi eux, le capitaine Laloy.
Après La Moskowa, après l’entrée dans Moscou, la campagne de Russie tourne court. La Grande Armée retraite dans des conditions épouvantables. Le 1er corps, dont les effectifs ont fondu, se replie sur la Vistule. Puis sur l’Oder. Enfin sur l’Elbe. En mars 1813, Davout est à Dresde. Il a toujours, près de lui, le capitaine Laloy, qui a perdu ses chevaux lors de la campagne russe[7]. Un officier à qui il confie bientôt une mission : ramener des prisonniers pour les interroger. Le Chaumontais réunit une vingtaine de soldats, les fait embarquer dans deux bateaux, franchit une rivière vers le lac de l’Elster, met en fuite des cosaques… et la main sur des paysans. Nouvelle action d’éclat que le maréchal s’empresse de rapporter au prince Eugène de Beauharnais, nouveau commandant, après le «départ» de Murat, de la Grande Armée. En attendant le retour de Napoléon…
Ce dernier revenu de Paris – où l’avait « rappelé » le coup d’état du général Malet - reprend l’offensive. Le 2 mai 1813, il gagne à Lutzen. Le 22, à Bautzen. Neuf jours plus tard, Davout fait son retour dans une ville qu’il connaît bien pour l’avoir gouvernée : Hambourg, le chef-lieu de la 32e division militaire. Car les Russes acclamés par la population en avaient pris possession…
Tandis qu’un armistice, à la faveur des victoires précitées, vient d’être conclu en juin 1813, Davout réorganise ses troupes : elles éclatent pour donner notamment naissance à un nouveau corps, le 13e. Parmi ses unités, un régiment issu d’ailleurs du 3e bataillon de volontaires nationaux de la Haute-Marne : le 3e de ligne. C’est un officier né à Poissons qui le commande : le major Nicolas Gillet. Le prince d’Eckmühl s’emploie également à fortifier les places sous son contrôle. Certes, il est assisté par le commandant Vinsche, mais il réclame un officier supérieur pour commander le génie de son 13e corps. Début juillet 1813, un colonel lui arrive : le baron Charles Deponthon, d’Eclaron, ancien officier d’ordonnance puis secrétaire (en Russie) de l’Empereur. Autant dire un homme compétent et de confiance ; il ne faillira pas à cette réputation…
Fin septembre 1813, Davout envoie Laloy en mission à Hambourg. Le constat du Chaumontais : il « n’a presque rien trouvé de fait » à Harbourg, s’impatiente Davout dans un courrier adressé le 26 au gouverneur d’Hambourg, qui verra donc arriver Deponthon pour des travaux exécutés par les hommes des 3e, 33e et 105e de ligne.
A Deponthon, les fortifications d’Hambourg, à son compatriote Laloy, le commandement de Stade. Car c’est à ce capitaine de 27 ans que le maréchal Davout confie la direction militaire de cette place, sous-préfecture impériale située à l’embouchure de l’Elbe, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest d’Hambourg. Celle-ci devait être la base d’opérations à partir de laquelle le 13e corps devait converger vers Berlin ; mais les revers successifs de Vandamme (à Kulm), Oudinot (à Gross-Beren), Macdonald (à la Katzbach) en ont décidé autrement. C’est Hambourg et les places de sa région que le prince d’Eckmühl doit désormais défendre.
Le Russe Woronzow marche sur Stade. Les sources divergent quant à l’importance de sa garnison : 400, ou 800 hommes. Ce qui est certain, c’est que Laloy, qui vient d’être rejoint par le major van Ommerer (un Hollandais, sans doute), dispose de fantassins du 29e de ligne, de douaniers, de marins, de cavaliers démontés. Pour commander son artillerie, un simple sergent : Luizette.
27 novembre 1813. La disproportion des forces entre les Français et les Russes est écrasante. Woronzow a réuni de 4 à 5 000 hommes. Ils devraient ne faire qu’une bouchée de la faible garnison. L’assaut se fera par la porte de Bremeworde. Là, sont embusqués 25 soldats français. Autant dire une poignée. Pourtant, l’impensable se produit : ce poste résiste. Mieux : il repousse trois fois l’ennemi. Le général César de Laville, chef d’état-major du 13e corps, est dithyrambique : il parle de 200 cadavres russes laissés sur le terrain ! Exagération ? Toujours est-il que Woronzow, surpris par cette résistance inattendue, se contentera, pendant plusieurs heures, de bombarder et mitrailler la place. L’affaire dure sept heures, avant qu’il ne renonce.
La page est belle. Elle figurera en bonne place dans la série « Victoires et conquêtes », anthologie des campagnes de la Révolution et de l’Empire. Pour Davout, Laloy est définitivement un officier « doué d’une grande fermeté ». Ferme, mais pas obtus. Charge maintenant au Chaumontais d’évacuer Stade et de replier la garnison. Ce qui est fait à la barbe des Russes, deux jours plus tard, et ce sans oublier ni les blessés, ni les malades, ni l’artillerie et les munitions, se félicitera le général Laville.
Replié par le Holstein, le capitaine Laloy retrouve la place d’Hambourg, qu’il a connue lorsqu’il servait d’Hastrel. Davout a renoncé à marcher vers l’Ouest, et c’est là qu’il se fixe définitivement. Le Russe Benningsen vient bloquer ses 42 000 hommes, dont 8 0000 malades. En cet hiver 1813-1814, le siège d’Hambourg commence.
Pendant ce temps, la France est envahie, après la défaite de Leipzig. Mais cela, la garnison l’ignore : elle veille jalousement sur ce drapeau tricolore qui flotte non loin de la Baltique. Des mémorialistes célèbres, le général Thiébault, le chef d’escadron de Gonneville raconteront ce blocus émaillé de plusieurs combats.
Coupé de l’Empereur, le prince d’Eckmühl distingue ses combattants. Le 21 mars 1814, à titre provisoire, il nomme l’Eclaronnais Deponthon général de brigade, à 37 ans, et le Chaumontais Laloy chef de bataillon, à moins de 28.
Le jeune homme ne tarde pas à faire briller ses nouveaux galons. Lors d’une action offensive, le commandant Laloy, cet officier d’une « rare intrépidité » (général de Laville), prend la tête de 25 voltigeurs du 111e de ligne, progresse sur une digue étroite et s’empare de maisons occupées par les Russes. Au prix de deux blessés. Ce fait intervient peut-être le 2 avril 1814. Ce même jour, à quelques milliers de kilomètres de là, Napoléon 1er, qui a abdiqué, fait ses adieux à la Garde…

Le député Laloy, rappelons-le, a voté la mort de Louis XVI. Deux décennies plus tard, le frère du défunt roi monte sur le trône de France. Ce retour des Bourbons, les hommes du 13e corps bloqué à Hambourg n’oseront y croire. C’est pourtant la réalité. Fin mai, la garnison rentre en France.
Christophe Laloy est fils de régicide, mais il est avant tout un officier français : il servira le roi comme il a servi l’Empereur. Un poste l’attend : auprès du général Grundler, qui commande la 1ère division militaire, celle de Paris. Pour cela, le Chaumontais attend confirmation de son grade obtenu de Davout. Il multiplie les requêtes, auprès du général Gérard (qui avait pris la tête du 13e corps), du général Maison, du général de Beurnonville. Mais en septembre 1814, il n’a toujours pas obtenu satisfaction. Finalement, son grade chef d’escadron semble ne lui être définitivement attribué qu'au retour de Napoléon, au printemps 1815.
Le très compétent Davout se rallie à l'empereur, recevant le portefeuille du ministère de la Guerre. Et le maréchal bourguignon appelle à lui, comme aide de camp, le chef d’escadron Laloy. A qui il confie une mission d’importance : celle de s’assurer de la fidélité des places de la Picardie et du Nord de la France. Les instructions sont données le 22 mars 1815 : Laloy « est autorisé à suspendre tout officier qui opposerait la moindre résistance et qui voudrait persister à exécuter de prétendus ordres des agents du Roi, quelque soit leurs nom et titre… » Son itinéraire : Péronne, Arras, Douai, Lille, Valenciennes, Condé, Le Quesnoy, Maubeuge, Landrecies, « pour s’assurer que partout l’autorité de l’Empereur y est reconnue… »
La mission du Chaumontais commence le même jour. Le rapport qui sera fait cinq jours plus tard sera publié par « Le Moniteur ». Il ne laisse aucun doute sur sa fidélité à Napoléon… du moins à son retour : « J’y ai trouvé partout le même esprit, partout le même enthousiasme pour la personne de Sa Majesté… (A Péronne, devant le drapeau), c’est au cri de Vive l’Empereur ! que nous avons salué ce symbole de notre gloire. » Laloy arbore sur lui une cocarde et à cette vue, rapporte-t-il, des hommes du 8e dragons ont crié l’Empereur, lequel, selon Laloy, « est à nos yeux l’ange tutélaire qui doit rendre à notre belle patrie sa gloire et sa prospérité ».
De retour de cette virée enivrante, Laloy est dirigé sur l’île de Saint-Marcouf, en Normandie, pour l'approvisionner.
Menacé par l’Europe entière, Napoléon prend l’offensive, où se concentrent les Anglais, les Prussiens, les Hollandais. Ligny, Waterloo… L’armée du Nord est défaite. Seule son aile droite confiée au maréchal de Grouchy échappe au désastre. Elle retraite en bon ordre vers la France.
En coulisses, des dignitaires de l’Empire entendent négocier avec l’ennemi. Fouché a constitué une Commission de gouvernement chargée de traiter avec le maréchal prussien Blücher qui marche sur Paris. « Il vaut mieux sacrifier quelques places que de sacrifier Paris », insiste-t-il dans une dépêche destinée aux plénipotentiaires qui viennent de partir. Ceux-ci ont-ils touché Grouchy, qui vient de recevoir le commandement de l’armée du Nord ? Davout confie l’importante missive à son aide de camp chaumontais. Direction, le 28 juin 1815, à cheval, l’état-major de Grouchy, et donc les envoyés de la commission. Laloy rencontre le nouveau commandant de l’armée du Nord le même jour, à Villers-Cotterets, dans l’Aisne. Mais le maréchal n’a point vu les plénipotentiaires. Il les pense plutôt vers Senlis. Le cheval de l’officier est « exténué de fatigue et (peut) à peine marcher », rapporte Grouchy, mais Laloy reprend la route. Sa mission sera bientôt caduque : les ambassadeurs français ont été faits prisonniers aux avant-postes de Blücher…
Juillet 1815. Laloy cesse de servir le maréchal Davout, qui a quitté son ministère pour le commandement de l’armée de la Loire et qu’il a suivi jusqu’à Orléans. Quand ce dernier fait ses adieux à ses aides de camp, le 31 juillet, le Haut-Marnais ne figure plus dans son entourage.
Napoléon a abdiqué : bientôt, un navire britannique l’emmènera vers l’île de Sainte-Hélène. Louis XVIII est de retour.
Laloy sert-il le roi ? C’est peu probable. Il n’est d’ailleurs pas fait chevalier de Saint-Louis. Son père, rallié aux Cent-Jours (il a été nommé au conseil de préfecture de la Seine), est touché par la loi de proscription qui frappe notamment les régicides : il s’exilera à Mons, en Belgique, en 1816.
Christophe Laloy reste à Paris. Il réside au 24, rue de la Chaise. Il est malade, dit pudiquement Emile Jolibois. Son beau-frère Blaise Floriot – un Haut-Marnais qui travaille dans la capitale - parle de douleurs à la tête (des conséquences de ses blessures ?). En dépit de sa fragilité, l’officier entreprend de dresser le catalogue de la riche bibliothèque du député Laloy que celui-ci veut vendre. Le 21 août 1816, c’est la fin, imprévisible : à 30 ans, l’officier se tire un coup de pistolet à la tête. Il devait déjeuner le soir-même avec Floriot qui le voyait tous les jours…
« Succombant à la douleur, le vieillard (Pierre-Antoine Laloy a 67 ans) s’en prend à lui-même du coup qui l’atteint. Son fils, déjà souffrant, a été surchargé de travail et de soucis par l’inventaire à adresser et les démarches qu’il a dû faire en vue de la vente de la bibliothèque, et il en est mort ; c’est ce qui rend le père inconsolable », écrit l’abbé Lorain. Sa fille et son gendre tentent de le déculpabiliser : « Il a mis fin lui-même à sa triste vie », estime Emilie. « L’on ne doit attribuer sa mort qu’aux douleurs qu’il éprouvait à la tête », assure Blaise Floriot.
Le décès de ce fils unique affecte Mme Laloy. Elle meurt à Mons le 22 août 1819, pratiquement trois ans jour pour jour après la tragédie. Veuf, privé de l’affection de son fils, éloigné de sa fille, le député reste seul en Belgique, chez un artisan, jusqu’en 1830. De retour en France, grâce à l’accession au trône de Louis-Philippe (un ancien général de la République) il ne choisit pas Paris pour résidence, mais Chaumont, qu’il a quitté depuis 1792. Il y meurt, presque centenaire, en 1846. Il laissera, pour l’Histoire, des archives aujourd’hui conservées à Choignes. Parmi les 96 pièces du fonds Laloy, quelques unes relatives à la prometteuse et trop courte carrière de son fils Christophe…

[1] Citée par l’abbé Charles Lorain, dans sa biographie inédite du député Laloy. Ce manuscrit de 306 feuillets est consultable aux ADHM (cote 1 J 251).
[2] Une copie de l’acte de baptême figure dans le fonds Laloy (ADHM).
[3] Dont l’un des divisionnaires est Chaumontais : le général Antoine Girardon, mort à Paris en 1806.
[4] Selon le commandant Boppe, auteur d’une étude sur les Espagnols de la Grande-Armée (dont des extraits ont été publiés dans "La Sabretache").
[5] Selon l’abbé Lorain, biographe des frères Laloy.
[6] Selon Jolibois.
[7] Fonds Laloy, ADHM.

jeudi 7 août 2008

Charles-Louis Lapicque, le colonel oublié

La seule source relativement exhaustive sur la carrière de Charles-Louis Lapicque, c’est sa notice biographique publiée dans les inestimables « Fastes de la Légion d’honneur » (Lievyns, Verdot, Bégat, 1842-1844). Laquelle n’est toutefois exempte ni d’erreurs, ni d’omissions.
Ainsi, ce n’est pas le 10 mai 1756, ni en 1768 (comme l’écrit J. Colin, auteur d’une histoire de Joinville), mais bien le 10 mai 1765 que ce futur officier de cavalerie voit le jour dans la cité du compagnon de Saint-Louis, enfant du couple formé par Thomas Lapicque (et non Lapique) et Marie-Marguerite Hequet (source : état civil de la commune de Joinville).
Il a donc 20 ans lorsqu’il embrasse la carrière de soldat : le jeune homme s’engage en 1785 comme cavalier au régiment de Quercy. Brigadier l’année suivante, passé au régiment de chasseurs à cheval de Normandie (futur 11e de l’arme), le Joinvillois est promu sous-lieutenant à l’armée des Ardennes le 11 août 1793. Adjoint à l’état-major de l’armée de Sambre-et-Meuse, il se distingue à la bataille de Fleurus en 1794, où il est blessé d’un coup de feu à la jambe gauche. A Sprimont, encore, Lapicque s’empare de trois pièces de canon.
Lieutenant (an IV) à l’armée du Rhin, capitaine (an VI) à l’armée de Mayence, passé à l’armée dite « gallo-batave », le cavalier haut-marnais se distingue à l’affaire de Burgebarac, sous Augereau, ce qui lui vaut d’être promu chef d’escadron. Toujours sous le Consulat, en l’an XI, il rejoint le 8e chasseurs à cheval. Enfin, le 25 prairial XII, il est fait chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur.
C’est après cette promotion que la notice pêche par ses lacunes. Il est indiqué que Lapicque sert en Autriche, en Prusse et en Pologne (1805-1807), et qu’il est nommé major « de son régiment » le 29 janvier 1808. Là, les auteurs font erreur : c’est au 8e hussards qu’est affecté le major haut-marnais. Ce que confirment l’annuaire du département de la Haute-Marne de 1811 et Le Journal de la Haute-Marne, qui dans son édition du 10 avril 1810 précise que Lapicque a reçu une donation après avoir perdu un membre (cette blessure n’est pas mentionnée dans les Fastes – est-ce à Wagram ?). Le Haut-Marnais sert toujours au 8e hussards en 1813, puisque le maréchal Berthier suggère de lui confier le commandement du régiment. Quant à Colin, dans son histoire de Joinville, il croit savoir que cette même année, ce chevalier de la Couronne de fer aurait refusé de servir, comme colonel, le royaume de Naples (dont son compatriote dervois Pierre Berthemy est d’ailleurs maréchal de camp).
Reprenons la notice des « fastes » : officier de la Légion d’honneur le 23 décembre 1813, Lapicque est placé en non activité en août 1814. Chevalier de Saint-Louis le 1er novembre suivant – il sert alors aux hussards d’Angoulême – il est retraité le 18 août 1816 et décède à Strasbourg le 14 juin 1821.
Ce qui n’est pas précisé dans cette somme de travail, c’est que le Joinvillois aurait été promu colonel du 9e chasseurs à cheval le 5 juillet 1815 (à l’extrême fin des Cent-Jours), selon le numéro 17 de la revue « Gloire et Empire » - ce qui explique que le dictionnaire Quintin ne le recense pas parmi les colonels d'Empire -, puis qu’il a commandé, toujours comme colonel, la garde nationale de Strasbourg, en 1816-1817.
A noter que l’annuaire des officiers d’active de 1822 indique la présence comme employé, dans la 5e division militaire à Strasbourg, d’un élève intendant militaire nommé Lapicque. Est-ce un fils ?

lundi 28 juillet 2008

Jean-Baptiste Pelletier, Eclaronnais et général polonais

Le 9 décembre 1811, Gabriel de Jerphanion, préfet de la Haute-Marne, est saisi d’une curieuse requête. Régnier, duc de Massa, ministre de la Justice, sollicite une enquête sur la moralité de Jean-Baptiste Pelletier, fils d’un de ses administrés, qui demande à servir – ou plutôt à continuer à servir - le Grand duché de Varsovie. Pelletier « s’est distingué constamment », ne peut que répondre le représentant de l’Etat le 9 janvier 1812.
Si le gouvernement impérial souhaitait obtenir des gages des qualités de cet officier supérieur, il n’avait – sans doute l’a-t-il fait – qu’à interroger l’entourage du prince Joseph Poniatowski, qui ne tarit pas d’éloges sur cet artilleur. Voici par exemple ce qu’écrit, le 6 mai 1809, le général Bronkowski (courrier cité par Wladyslaw de Federowicz dans « 1809. Campagne de Pologne », volume 1, Paris 1911) : «Nous avons ici un Français, le général Pelletier, duquel le prince Poniatowski fait grand cas, c’est un homme d’un mérite distingué, il nous est d’un grand conseil et d’un grand secours, sans lui nous serions mal servi du côté de l’artillerie… » Le militaire haut-marnais ne pouvait prétendre à meilleur hommage…
Comme le sapeur Charles Deponthon, autre homme de mérite puisqu’officier d’ordonnance de Napoléon, Jean-Baptiste Pelletier est né à Eclaron en 1777. Fils d’un notaire (Laurent-Alexis, 1746-1823, époux de Marie-Jeanne Guérin), il a rejoint comme élève l’école d’artillerie de Châlons-sur-Marne en 1793. La légende veut qu’il soit sorti deuxième de sa promotion, derrière l’estimable Antoine Drouot. Capitaine en second l’année suivante – il n’a que 17 ans – Pelletier sert dans les armées du Nord et d’Italie avant de passer chef de bataillon en 1804. Major du 8e d’artillerie à pied deux ans plus tard, il est promu colonel commandant l’artillerie de réserve, après la bataille de Friedland, à l’âge de 30 ans. Baron d’Empire et chef de corps du 7e d’artillerie à pied, il passe au service du Grand duché de Varsovie le 4 mars 1809, avec le grade de général de brigade (polonais). Ainsi commence l’honorable carrière « polonaise » de l’officier haut-marnais.
Conséquence de l’entrevue de Tilsitt, le Grand duché de Varsovie est érigé en 1807 avec des provinces polonaises conquises à la Prusse, à l’issue de la Campagne de Pologne, sous la souveraineté de Frédéric-Auguste, roi de Saxe. Le prince Joseph Poniatowski, 44 ans, devient ministre de la Guerre du nouvel Etat. Des officiers français lui sont adressés pour organiser son armée, et parmi eux le colonel Pelletier, à qui la charge de l’artillerie (sa spécialité) et du génie est confiée.
Le Haut-Marnais va faire l’étalage de ses qualités lors de la méconnue Campagne de Gallicie qui voit les Autrichiens, de nouveau en guerre contre Napoléon, envahir le jeune Etat. Une bataille s’engage le 19 avril 1809 à Raszyn, au sud-est de Varsovie, face à des Polonais en infériorité numérique. « A deux heures de l’après-midi, les colonnes de l’infanterie ennemie parurent. La canonnade commença en avant de Falenty, il parut que nos batteries dirigées par le général Pelletier les incommodaient beaucoup », rapportera Poniatowski au maréchal Berthier (cité par Federowicz). Dans cette lutte inégale, Pelletier ne se contente pas de canonner. Selon son compatriote, le colonel Saunier, il prit la tête d’un bataillon d’infanterie, avec les généraux polonais Fiszer et Sokolnicki, pour le conduire à l’assaut des Autrichiens à Nadarzyn. Malgré les efforts déployés, Raszyn est une défaite. Deux jours plus tard, une convention entraîne l’entrée des Autrichiens dans Varsovie.
Mais les combats ne prennent pas fin. On retrouve Pelletier, le 3 mai 1809, à l’attaque de la tête de pont autrichienne d’Ostrowek, sur la Vistule. Il « monta à cheval avec le général Sokolnicki et se mit à la tête de la troupe », racontera Roman Soltyk, officier polonais ayant servi en Russie et auteur d’une « Relation des opérations de l’armée aux ordres du prince Poniatowski » (1841). Pelletier se rend surtout illustre dans la conquête de la ville de Zamosc (future patrie de Rosa Luxembourg), dont le prince Poniatowski l’a chargé. L’assaut se fait à l’aide d’échelles, le 20 mai 1809. Soltyk précisera que sur les 3 000 Autrichiens environ formant la garnison, 2 500 ont été capturés, au prix de la perte d’une trentaine de Polonais. L’historien ne peut que se louer des « excellentes dispositions » de Pelletier, sur lequel il portera un jugement plutôt flatteur. Il s’agit, écrira-t-il, d’un homme « plein de mérite et d’instruction… Il jouissait de la confiance particulière de l’Empereur… », un officier « d’un courage imperturbable au milieu des grands périls, laborieux dans le cabinet, plein de prévoyance dans le conseil.. »
L’héroïsme des Polonais a cette conséquence que Varsovie est évacuée, que Cracovie – après la victoire de Wagram – est occupée le 18 juillet. A l’issue de cette campagne, le grand duché gagne en superficie.
Pour Pelletier, qui paraît avoir été promu général de division « polonais » (Six ne mentionne pas cette promotion) et qui aurait créé l’école militaire de Varsovie, le destin reste indissociable du grand duché, dont l’armée forme le 5e corps de la Grande Armée en prévision de la Campagne de Russie. Le 3 mars 1812, Pelletier reçoit en effet le commandement de son artillerie et du génie. Selon Charles Mullié, il est fait commandant de la Légion d’honneur après la prise de Smolensk. Mais le Haut-Marnais ne sortira pas indemne de la retraite : le 8 novembre 1812, Pelletier est capturé à Wiasma. L’ennemi paraît le prendre en considération, puisque le royaliste Joseph de Maistre, dans ses écrits, rapportera que ce « personnage important » a été tué dans la bataille. Selon Jean-Marie Chirol (« 251 personnages du pays haut-marnais »), Pelletier, prisonnier des Russes, aurait pris la défense de ses hommes captifs, ce qui lui aurait valu un isolement.
Après la première abdication de Napoléon, Pelletier entre brièvement au service du royaume de Pologne (Poniatowski est mort entre-temps lors de la bataille de Leipzig), avant de rentrer en France le 1er août 1814. Il est alors promu maréchal de camp français mais mis en non activité. Chevalier de Saint-Louis, commandant de la place de Givet, il obtient un commandement aux Cent-Jours : il commande en effet l’artillerie du 2e corps à Waterloo.
Le retour des Bourbon ne met pas un terme à son honorable carrière : en 1817, il commande l’école d’artillerie de Valence, puis l’année suivante celle de Toulouse. Il sert en Espagne en 1823, commande l’école d’application de l’artillerie et du génie à Metz, devient inspecteur général de l’artillerie, avant d’être retraité en 1848. Grand-croix de la Légion d’honneur sous le Second Empire, il meurt à Versailles en 1862, ultime survivant des généraux haut-marnais de l’Empire. Son nom est gravé sur l’Arc de triomphe.
Pour l’anecdote, l’écrivain Sainte-Beuve sera l’amoureux éconduit de sa fille. A noter également que deux frères du général se sont distingués sous l’Empire : Charles-Alexis, né en 1786, tanneur, choisi pour être lieutenant au 1er bataillon de la garde nationale de la Haute-Marne (1809) puis, autorisé à passer dans la ligne, désigné pour rejoindre le 28e léger à l’armée d’Espagne d’ici au 5 octobre 1810. Lieutenant au 1er bataillon de ce corps, il est mortellement blessé d’un coup de feu à la poitrine, hospitalisé à Bayonne le 28 juillet 1813, où il décède le 14 août ; et Claude-Laurent, né en 1779, tanneur à Eclaron, lieutenant de la garde nationale, fait membre de la Légion d’honneur le 28 janvier 1814 par Napoléon – de passage dans le bourg au lendemain de sa victoire à Saint-Dizier - pour son rôle dans la capture de soldats alliés. A noter enfin qu’un cousin du général, Joseph-Emile Guérin, né à Morlaix (Morley, dans la Meuse ?) en 1788, fils d’un professeur au collège de Saint-Dizier, est parti le rejoindre en Pologne. Il s’agit sans doute de ce lieutenant Guérin, aide de camp du général Pelletier en Russie….
Sources complémentaires : Georges Six (« Dictionnaires des généraux de la Révolution et de l’Empire ») ; archives départementales de la Haute-Marne.

dimanche 27 juillet 2008

Grognards du 14e de ligne : lettres V - Z

Vacherot Louis. De Bassoncourt, lieutenant au 14e, pour mémoire.
Vachet François-Jean (Bourbonne). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Vachey Antoine (Aubepierre 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Vaillant Guillaume (Breuil-sur-Marne - Metz 1807). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e. Fusilier dans la 5e cie du I/14e, hospitalisé le 23 novembre 1807, mort le 27 décembre, à 20 ans.
Vaillant Jean (Effincourt). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Vaillon Simon (Corgirnon). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Valantin Jean-François (Varennes). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Val(l)ette François-Gaspard (Bourbonne – Saragosse 1809). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Fusilier dans la 2e cie du II/14e, hospitalisé le 16 mai 1809, mort le 31.
Vallin (ou Vallon) Claude-François (Humbécourt – Alagon 1809). Part le 1er juillet 1808 pour le 14e. Soldat dans la 1e cie du I/14e RI, mort le 2 mars 1809.
Vallette (ou Valotte) Henry (Wassy – Marienwerder 1807). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI. Fusilier dans la 7e cie du III/14e, hospitalisé le 27 mai 1807, mort le 28.
Vallon Christophe (1788). Originaire de Torcenay, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Fusilier, réformé, en 1811.
Va(l)lot Michel (Baissey – Pampelune 1808). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Fusilier dans la 3e cie du III/14e, hospitalisé le 3 décembre 1808, mort le 30.
Valton Jean-François (Luzy). Appelé avec les classes ans XI et XII. Peut-être Jean-Louis, fusilier dans la 4e cie du II/14e RI, condamné par contumace le 16 décembre 1809 comme déserteur, en fait blessé à Austerlitz et mort le 11 ou 12 frimaire an XIV selon trois anciens du 14e de son canton.
Vandangeot François (1788). Originaire de Fresnoy, part le 16 juillet 1808 pour le 14e RI.
Vandangeot Pierre (Morimond – Pampelune 1808). Originaire de Fresnoy, de la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e. Fusilier dans la 4e cie du II/14e RI, hospitalisé le 4 novembre 1808, mort le 29.
Varandal Pierre (Montcharvot 1787). Domicilié à Voisey, part le 8 février 1807 pour le 14e RI. Sert jusqu’au 19 novembre 1810, MSH à Melay.
Varné Jean (Chalindrey - Varsovie 1807). Fusilier dans la 4e cie du II/14e RI, hospitalisé le 15 février 1807, mort le 5 avril, à 21 ans.
Varney François (Chalindrey 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI. Sans doute François Verney (sic), de Chalindrey, fusilier dans la 5e cie du II/14e de ligne, hospitalisé le 30 juin 1807, mort le 12 juillet à Bromberg.
Varney Jean (Les Loges). Domicilié à Torcenay, appelé avec les classes ans XI et XII. Né aux Loges en 1781, en service le 29 janvier 1804 au 14e RI, grenadier au I/14e, présumé tué à Eylau (source : Quintin).
Varney Jean-Jacques (Le Paily). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Varney Nicolas (Saulles). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Varnier Jean-Baptiste (Saint-Dizier). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Varnier Joseph-Augustin (Poulangy 1788). Part le 16 juillet 1807 pour le 14e RI.
Vasseur François-Bonnaventure (Reynel, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Vatre Claude (Fayl-Billot 1788). Part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Vattelet Augustin (+ Ulldecona 1810). Grenadier au I/14e RI, blessé d’un coup de feu à l’abdomen, hospitalisé le 5 novembre 1810, mort le 6.
Vauchelet Louis-Maurice (Wassy 1786). Part le 31 août 1811 pour le 14e RI. Sert jusqu’au 3 mars 1815, au 8e RA, au 26e RD, et à Langres durant les Cent-jours. MSH.
Vaudin Joseph (+ Custrin 1807). Fusilier dans la 5e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 12 septembre 1807, mort le 17 octobre. Est-ce ce conscrit de Villiers/Marne, né en 1786, parti le 12 octobre 1806 ?
Vaudin Nicolas (Rouvroy-sur-Marne 1787). Part le 1er octobre 1807 pour le 14e RI.
Vaugenot Jacques (Brainville, 1789 – Pampelune 1809). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Fusilier dans la 1e cie du II/14e, hospitalisé le 1er octobre 1809, mort le 19.
Vaugien François ou Pierre-Marie (Bussières-lès-Belmont, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Vaugien Nicolas (Bize, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Vaulot Pierre (Champigny-lès-Langres 1784 - Marienwerder 1807). Fusilier dans la 8e cie du III/14e de ligne, hospitalisé le 30 mai 1807, mort le 4 juin.
Vauthier Charles (Louze - Obrowitz 1806). Fusilier dans la 6e cie du I/14e de ligne, blessé à Austerlitz, hospitalisé le 1er février 1806, mort le 6 mars.
Vauthier Jean-Baptiste (1788). Originaire de Varennes, part le 16 juillet 1807 pour le 14e RI.
Vautrain Jean-Baptiste (Bourmont 1782 – Cabrera 1814). Voltigeur au 14e RI, mort le 9 mars 1814.
Vautrin Alexis-Nicolas (Huilliécourt). Domicilié à Malaincourt, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Vautrin Claude (1789, Villiers-en-Lieu – Bonados 1812). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Mort le 3 février 1812.
Vautrin Claude-François (1782). Originaire de Voisey, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Vautrin François (Clinchamp - Varsovie 1807). Appelé avec les classes ans XI et XII. Grenadier au I/14e de ligne, blessé le 26 décembre 1806 à Pultusk d'un coup de feu à la cuisse, hospitalisé le 29 à Vienne, décédé le 1er mai 1807.
Vautrin François (1788). Originaire d’Anrosey, part le 16 juillet 1807 pour le 14e RI. Sergent-major au 14e, jusqu’au 16 février 1815, puis lieutenant dans la 3e cie du 2e bataillon de chasseurs de l’arrondissement de Langres (4 juillet 1815). MSH.
Vautrin Jean-Baptiste (Bouzancourt - Kolozomb 1806). Fusilier dans la 6e cie du II/14e de ligne, tué le 24 décembre 1806 à Kolozomb.
Vautrin Jean-Claude (Frécourt 1788 – Pampelune 1809). Domicilié à Epinant, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Fusilier dans la 3e cie du IV/14e, hospitalisé le 3 novembre 1808 (ou le 1er janvier 1809), mort le 2 janvier 1809.
Vautrin Nicolas (Outremécourt). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Vautrin Pierre-Joseph (Montier). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Veilletet Jean (Percey-le-Pautel - + an XIV). Fusilier au 14e RI, condamné par contumace le 12 pluviose an XII, mort à l’hôpital le 20 frimaire an XIV.
Vendeur Thomas (Grenant – Pampelune 1809). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI. Fusilier dans la 2e cie du II/14e, hospitalisé le 19 décembre 1808, mort le 27 janvier 1809.
Vendeur Toussaint (Langres - Thorn 1807). Voltigeur dans la 1e cie du 14e de ligne, blessé, hospitalisé le 1er mars 1807, mort le 3.
Vernené ( ?) Jean (+ Breslau 1807). Fusilier dans la 1e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 6 avril 1807, mort le 7, à 26 ans.
Vernet Nicolas (Fayl - Bromberg 1807). Fusilier dans la 3e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 13 avril 1807, mort le 25.
Vernier Augustin (Poulangy – Pampelune 1809). Fusilier dans la 1e cie du 14e RI (ou 3e cie du IV/14e), hospitalisé le 2 janvier 1809, mort le 8.
Vernier Pierre-Agnan (Poulangy 1790). Domicilié à Louvières, part le 19 avril 1810 pour le 14e RI.
Vernier Simon (Bourbonne). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Verrat Antoine-Edme (Rozières). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Verrière Nicolas (Chantraines 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Ver(r)y Philippe (Noidant-le-Rocheux - Ettlingen 1806). Appelé avec les classes ans XI et XII. Fusilier dans la 3e cie du II/14e de ligne, hospitalisé le 12 mars 1806, mort le 16
Veslot Nicolas-Victor Sert de 1814 à 1816, dans la 2e cie du III/14e de ligne. MSH à Beurville (64 ans).
Vial Antoine (Doulevant, 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Viard Ciriac-Joseph (1789, Osne-le-Val). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Sert jusqu’en 1816, pensionné. MSH.
Viard François (Osne-le-Val). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Viard Jean (Pressigny). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Viat Antoine (Poiseul - Thorn 1807). Caporal à la 8e cie du II/14e de ligne, blessé à la cuisse droite à Eylau le 8 février 1807, décédé le 8 mars à l'hôpital, à 27 ans.
Viciot Charles-Nicolas (Saint-Dizier – Eylau 1807). Appelé avec les classes ans XI et XII. Selon Quintin : né en 1781, en service le 26 février 1804, fusilier dans la 8e cie du II/14e RI.
Viennot François (1788). Originaire de Farincourt, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Viennot Laurent (Cour-l’Evêque). Appelé avec les classes ans XI et XII. Sert au 14e RI, puis dans la garde nationale de son village en 1809.
Vigier PierreNicolas (Ceffonds, 1790 Maubeuge 1810). Parti le 14 juin 1809. Fusilier à la 1ère cie du 14e de ligne, hospitalisé le 26 avril 1810, décédé le 10 mai de la fièvre, à l'âge de 20 ans.
Vignardet Pierre (Pouilly, 1789). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Vigneron Philippe Sert de 1801 à 1809 au 14e de ligne. MSH à Rochetaillée (77 ans).
Vigneron Nicolas (Outremécourt – Liège an XIII). Fusilier dans la 7e cie du III/14e RI, mort le 8 ventôse an XIII à 25 ans.
Villaumay Jean-Evangéliste (Gironville, Meuse). Domicilié à Osne, part le 10 août 1809 pour le 14e RI. Substitué avec son frère Charles-Joseph (Villaumé), en 1809.
Villeminot François (Aulnoy, 1787 – Montignac 1809). Part le 1er octobre 1807 pour le 14e. Fusilier dans la 3e cie du IV/14e RI, hospitalisé le 20 octobre 1808, mort le 28 mars 1809.
Villeminot Hypolite Sert au 14e RI du 25 mai 1806 au 26 mars 1808. Blessé à Eylau. Sert aux Cent-Jours. MSH à Saint-Broingt-le-Bois (76 ans).
Villemot Remy (Courcelles, canton de Langres 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Villet François (Arbigny-sous-Varennes, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Villetet Jean (Percey-le-Pautel – an XIV). Du 14e RI, condamné à sept ans de travaux pour désertion le 12 pluviose an XII. Mort en service le 20 frimaire an XIV.
Vincent Etienne (Langres 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Vincent Jeannot (Cirey ? - Elbing 1807). Fusilier dans la 7e cie du II/14e de ligne, hospitalisé le 28 juin 1807, mort le 5 juillet à 26 ans.
Vinot Jean-Baptiste (Vignory - Ulm 1806). Caporal au I/14e de ligne, hospitalisé le 19 février 1806, mort le 5 avril.
Vinotte François (Maatz – Eylau 1807). De la classe an XIV, destiné au 14e RI. Selon Quintin : né à Prauthoy en 1785, entré en service le 13 décembre 1805, fusilier dans la 8e cie du I/14e.
Vitaux Pierre (Rangecourt ?, canton de Clefmont). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI. En service le 21 octobre, fusilier à la 8e cie du II/14e, présumé tué à Eylau (selon Quintin).
Vitrey François (Aubepierre, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Vivant Nicolas-François (1789, Saint-Dizier). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Vivien Henry-Isidore (Thonnance-lès-Joinville). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Vivien Jean-Baptiste (Sailly - Sedan 1807). Né à Poissons, part le 8 février 1807. Fusilier dans la 1ère cie du III/14e de ligne, hospitalisé le 17 novembre 1807, mort le 18, à 20 ans.
Vivienne Remi (+ Saragosse 1809). Fusilier dans la 2e cie du I/14e RI, hospitalisé le 11 mai 1809, mort le 14.
Voillaume Maximilien-Ferdinand (Vouécourt ou Vraincourt, canton de Vignory 1786). Domicilié à Chaumont, part le 25 octobre 1806 pour le 14e RI.
Voillemain Jacques (Chevillon, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Voillemin André (Villemoron). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Voillemin François (Condes). Part le 16 juillet 1808 pour le 14e RI. Est-ce Pierre, né à Condes le 10 janvier 17/88, parti le 14 juillet 1808, sert jusqu’en 1815, caporal, MSH.
Voillemin Pierre (Condes 1788). Part le 14 juillet 1808, sert caporal au 14e de ligne, jusqu'en 1815. MSH.
Voillemot François (Damrémont 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI, sert jusqu’au 12 juillet 1815, MSH.
Voillequin Nicolas (Bourbonne). Appelé avec les classes ans XI et XII. Sert de l’an XII à 1814, au 14e RI, dans la marine. MSH (74 ans).
Voillot Charles (Ecot). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Voillot Pierre (Chamouilley 1787). Forgeron, part le 24 avril 1807 pour le 14e RI.
Voillot François (Lanques-sur-Rognon 1789). Domicilié à Noncourt, part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Sert jusqu’au 12 avril 1811. MSH.
Voillot Jean-Baptiste (1789, Chamouilley). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Voillot Joseph (Poissons 1791). Domicilié à Brousseval, part le 10 décembre 1812 pour le 14e RI.
Voirin Georges (Balesme, 1789). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Sert jusqu'en septembre 1814. MSH à Bologne.
Voisey Jean-Baptiste (Fayl-Billot). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Volignier André (+ Custrin 1807). Fusilier dans la 3e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 23 août 1807, mort le 5 septembre.
Vollant Nicolas (Brethenay 1787). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
X… (Chaumont 1787). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.Zacharie Dominique (Les Loges, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.

Grognards du 14e de ligne : lettre T

Tabary Philippe-Jean-Guillaume (Arras, Pas-de-Calais). Capitaine au 14e RI, en demi-solde à Joinville, en 1816. Le préfet dénoncera son attachement à l’ « usurpateur ».
Taboureux François (1788). Originaire de Mussey, part le 20 janvier 1807 pour le 14e RI.
Taboureux Pierre-Thiebault (Saint-Dizier). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Tabourey Pierre (Tornay - Augsbourg 1806). Fusilier dans la 1e cie du III/14e de ligne, hospitalisé le 4 février 1806, mort le 27.
Taillier Claude (Chameroy 1787). Domicilié à Rouelles, part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Talnet Didier (1788). Originaire de Montsaugeon, part le 16 juillet 1808 pour le 14e RI.
Tarasse Joseph (1789, Osne-le-Val). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Ternel Jean-Pierre (+ Ulm 1806). Fusilier dans la 4e cie du III/14e de ligne, hospitalisé le 6 janvier 1806, mort le 17.
Tesson Charles (+ Francfort/Oder 1807). Fusilier dans la 6e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 8 octobre 1807, mort le 18 novembre. Sans doute le conscrit né à Sommerécourt, parti le 26 janvier 1807.
Testefort Joseph (Mandres). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Testevuide Claude-François (Langres 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Testevuide Georges (Donjeux 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI. Sert jusqu’en 1816, dans la légion départementale. MSH (Tetevuide).
Testevuide Jean (Montlandon – Bayonne 1808). De la classe an XIV, destiné au 14e. Caporal dans la 4e cie du III/14e, hospitalisé le 17 septembre 1808, mort le 30 à 20 ans.
Testevuide Pierre (Plesnoy 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI. Sert jusqu’en juillet 1815, au 3e escadron du train des équipages à partir de mai 1815. Prisonnier le 13 mai 1810. MSH à Neuilly-l’Evêque.
Tétard Hubert (Serqueux - Sedan 1806). Fusilier dans la 8e cie du III/14e de ligne, hospitalisé le 16 août 1806, mort le 31 à 22.
Thabourin Henry (Saucourt 1786). Domicilié à Doulaincourt, part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Thariat Pierre (1789, Montreuil-sur-Thonnance). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Sert jusqu’en 1816, MSH.
Thérin (?)(Theriat ?) Nicolas (Vignory ? - Königsberg 1807). Fusilier dans la 3e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 28 juin 1807, mort le 22 juillet.
Theurez François (Voisey, 1787). Vigneron, part le 24 avril 1807 pour le 14e RI. Sert jusqu’en 1815. MSH.
Thevenin Bazile-François-Marie (Saint-Dizier). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Thevenin Charles (Mertrud 1786). Domicilié à Charmes-la-Grande, part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Thevenin Jacques (Silvarouvres ? – Pampelune 1808). Fusilier dans la 3e cie du I/14e RI, hospitalisé le 6 décembre 1808, mort le 25
Thévenin Louis (Silvarouvres – Pampelune 1809). Fusilier dans la 3e cie du III/14e RI, hospitalisé le 10 janvier 1809, mort le 11.
Thévenin Louis (Montier). Domicilié à Paris, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Thévenin Nicolas (Silvarouvres 1787). Domicilié dans la ferme Derville, canton de Châteauvillain, domestique, part le 24 avril 1807 pour le 14e RI.
Thévenin Pierre (Fresnes, 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI. Y sert jusqu’au 15 août 1808. MSH.
Thevignot Louis Originaire d’Essey-les-Ponts, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Thévenot Jean-Baptiste (Hûmes 1788 - Sedan 1807). Part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Fusilier dans la 4e cie du III/14e de ligne, hospitalisé le 22 août 1807, décédé le 20 novembre, à 19 ans.
Thevenot Jean-Baptiste (Reclancourt). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Thévenot Jean (R ?) (1788). Originaire de Cohons, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Thévenot Mathieu Sert du 20 février 1803 au 26 mars 1808 au 14e RI. MSH à Saints-Geosmes (78 ans).
Thévenot Nicolas (Cohons 1790). Dirigé le 3 novembre 1809 sur le 14e RI.
Théveny François (Serqueux 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Theveny P(ierre ?) (Pouilly). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI. Sans doute le soldat du condamné le 11 décembre 1815 par le tribunal correctionnel de Langres (il « avait porté publiquement la cocarde tricolore ») à trois mois de prison.
Thibault Pierre (Vauxbons 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Thibaut André (Fontaine-Française, canton de Prauthoy – sic). Originaire d’Isômes, part le 8 février 1807
Thiebaudet Pierre-Nicolas-Remy (Troyes - sic ? - Bromberg 1807). Fusilier dans la 3e cie du II/14e de ligne, hospitalisé le 15 août 1807, mort le 30 septembre. Peut-être Pierre-Nicolas Thiebaut, de Droyes.
Thiebault Sébastien (Rouvres-sur-Aube, 1787). Domestique, part le 24 avril 1807 pour le 14e RI.
Thiebaut Jacques (Dans l’Aube 1787). Domicilié à Blaise, part le 20 janvier 1807 pour le 14e RI. Fusilier dans la 4e cie du II/14e, blessé, hospitalisé le 25 septembre 1811, mort le 3 octobre à Lerida.
Thiebaut Jean-Baptiste-Cyprien (Malaincourt). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Thiebaut Pierre-Nicolas (Droyes). Appelé avec les classes ans XI et XII.
Thieblemont Jean-Baptiste (Nully). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Thiéblemont Pierre-Louis (Louze). De la classe an XIV, destiné au 14e RI. Sans doute le sergent rappelé en 1815, parti le 28 avril pour le 14e.
Thierat Nicolas-Edme (Vignory). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Thierriot Joseph (1788). Originaire de Genevrières, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Thierrot Nicolas (1789, Ranecourt, canton de Donjeux - sic). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Thirion Joseph (Prauthoy, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Thirion Nicolas (Chassigny 1775 – Eylau 1807). En service le 28 août 1800, fusilier dans la 7e cie du I/14e RI. Source : Quintin.
Thivet Charles (Aillianville, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Thivet François (1788). Originaire de Chaumont, part le 12 septembre 1808 pour le 14e RI.
Thivet Jacques (Darmannes, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Thivet Nicolas (Ravennefontaine 1787). Part le 16 mai 1807 pour le 14e RI.
Thivet Nicolas (Aillianville). Part le 16 juillet 1807 pour le 14e RI. MSH.
Thivet Pierre (Darmannes – Malines 1809). Fusilier dans la 5e cie du III/14e RI, hospitalisé le 1er octobre 1809, mort le 30.
Thomas André (Pincourt ? - Bromberg 1807). Fusilier dans la 6e cie du II/14e de ligne, hospitalisé le 12 août 1807, mort le 22. Est-ce le conscrit de Doulaincourt, parti le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Thomas Christophe (Morley, Meuse 1786). Domicilié à Laneuville-à-Bayard, part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Thomas Edme (Lécourt). Domicilié à Fresnoy, part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Thomas Etienne (Reynel 1786). Domicilié à Domremy, part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Thomas Henry (St-Dizier). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI. Sera MSH.
Thomas Jean Lieutenant au 14e RI, de Dammartin-sur-Meuse, pour mémoire.
Thomas Jean-Baptiste (Orquevaux – Pampelune 1808). Appelé avec les classes ans XI et XII. Fusilier dans la 1e cie du IV/14e RI, hospitalisé le 23 octobre 1808, mort le 9 novembre.
Thomas Jean-François-Marie (Reynel, 1789 - Pampelune 1808). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Fusilier dans la 3e cie du I/14e, hospitalisé le 15 novembre 1808, mort le 19.
Thomas Nicolas (Avrecourt). Appelé avec les classes ans XI et XII. Est-ce le conscrit du 14e condamné pour désertion, en l’an XIII ?
Thomas Nicolas-Jean (Paris). Domicilié à Reynel, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Thouvenot Jean (Villiers/Suize - Bromberg 1807). Fusilier dans la 1e cie du II/14e de ligne, hospitalisé le 21 mars 1807, mort le 5 avril. Selon Quintin : né en 1786, en service le 14 juillet 1806, blessé à Eylau, mort le 6 avril.
Tinchant Elophe (Reynel, 1789). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Tinchant Joseph (1788). Originaire d’Andelot, part le 20 janvier 1807 pour le 14e RI.
Tirand Antoine-Denis (1788). Originaire de Prangey, part le 16 juillet 1807 pour le 14e RI.
Tirion André (Chassigny – Saragosse 1809). Voltigeur au I/14e RI, blessé, hospitalisé le 19 août 1809, mort le 25 octobre.
Tisserand Claude (Brottes). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Tisserand Etienne-Louis (1787). Originaire de Pisseloup, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Tisserant Etienne, Louis (Pierrefaites 1787 - Sedan 1807). Part le 20 juin 1807. Fusilier dans la 8e cie du III/14e, hospitalisé le 15 août 1807, mort le 29 septembre.
Tondeur Jean-Baptiste (Joinville). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Tonnelier Claude-François (1788). Originaire de Bourbonne, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Toulouse Claude (Colombey-lès-Choiseul 1788). Domicilié à Bonnecourt, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Blessé, y sert jusqu’au 15 septembre 1809. MSH.
Toulouze Jean-Baptiste (Montigny). Domicilié à Frécourt, appelé avec les classes ans XI et XII. Sert jusqu’en juillet 1814 au 14e. MSH.
Toussaint Jean (Vecqueville). De la classe an XIV, destiné au 14e RI. Peut-être le sergent rappelé en 1815, parti le 28 avril pour le 14e RI.
Toussaint Nicolas (1787). Originaire de Vaudrémont, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Touvignan Nicolas (St-Ouen – sic – Pampelune 1809). Fusilier dans la 3e cie du IV/14e RI, blessé, hospitalisé le 3 novembre 1808, mort le 29 janvier 1809. Sans doute Nicolas Thouvignon, né en 1788, de Liffol-le-Petit, parti le 25 avril 1808 pour le 14e.
Tranchant Jean (Andelot – Pampelune 1808). Grenadier au IV/14e RI, blessé, hospitalisé le 2 (ou 23) novembre 1808, mort le 6 décembre.
Travers Alexandre (Liffol-le-Petit, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Trécourt Antoine (Occey 1783 – Eylau 1807). En service le 29 janvier 1804 (appelé avec les classes ans XI et XII), fusilier dans la 8e cie du I/14e RI. Source : Quintin.
Trelat Basile (1788 – Pampelune 1809). Originaire de Serqueux, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Grenadier dans la 4e cie du IV/14e, blessé, hospitalisé le 20 avril 1809, mort le 1er mai.
Tresse Sébastien (1788). Originaire de Bonnecourt, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Tribet François (Bourbonne, 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Truchot François (Occey, 1786). Part le 25 octobre 1806 pour le 14e RI.
Tuillier Jean (Humbécourt - Posen 1807). Fusilier au 14e de ligne, hospitalisé le 16 avril 1807, mort le 11 mai.

Grognards du 14e de ligne : lettre S

Saget Jean (Sailly, 1790 - Pampelune 1810). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI. Voltigeur dans la 4e cie du V/14e, hospitalisé le 18 août 1810, décédé le 9 septembre.
Saint-Denis Louis (Joinville, 1785). De la classe an XIV, destiné au 14e RI. Sert du 13 décembre 1805 au 26 mars 1808, MSH.
Sancier Jean-Baptiste (Eurville ? - Varsovie 1807). Grenadier au I/14e de ligne, blessé au genou le 8 février 1807, hospitalisé le 6 mars, décédé de la fièvre le 13 avril.
Sanot Pierre (Langres – Tudela 1809). Sergent-major de grenadiers au I/14e RI, hospitalisé le 23 juillet 1809, mort le 27.
Sarcey Jean (Blessonville, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Sauton Jean (Arbigny-sous-Varennes 1785). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Sautot Gabriel-Jacques (1788). Originaire de Cohons, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Sans doute Jacques Sautau, fusilier dans la 2e cie du IV/14e, hospitalisé le 26 novembre 1808, mort le 30 (pas de mention de la commune).
Sauvage André (Joinville – Augsbourg 1806). Dans la 6e cie du I/14e RI, hospitalisé le 27 janvier 1806, mort le 6 février.
Sauvage Jacques (canton de Saint-Blin). De la classe an XIV, remplace Jean-Baptiste Legrand au 14e RI.
Sauvageot Nicolas (Serqueux 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI. Sera MSH (sert jusqu’au 26 mars 1808).
Schribaux Nicolas Sert de 1795 à 1806, au 14e RI, au 2e hussards. MSH à Liffol-le-Petit (80 ans).
Seard Jean (1788). Originaire de Chalindrey, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Sebillon Jean-Baptiste (Percey-le-Petit, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Séguin François-Blaise Sert du 2 février au 3 août 1803 dans la 14e demi-brigade, réformé, MSH à Langres (77 ans).
Sellier Bernard (Cohons). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Sellier Jean (Cohons - Montluçon 1811). Caporal au 14e de ligne « en station à Chaumont », hospitalisé le 17 octobre 1811, mort le 5 novembre à 33 ans.
Semard Jean-François (Melay). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Servais Nicolas (Roches/Rognon – Gand an XIII). Déserteur du 14e RI, mort le 2 floréal an XIII.
Sibien François-Bernard (Saudron – Boulogne an XIII). Fusilier dans la 6e cie du I/14e RI, mort le 21 frimaire an XIII.
Silvestre François (1788). Originaire d’Avrecourt, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Silvestre Nicolas (Bussières-lès-Belmont – Pampelune 1809). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Fusilier dans la 3e cie du I/14e, hospitalisé le 13 décembre 1808, mort le 26 janvier 1809 (de Fayl-Billot dans l’extrait mortuaire).
Siméant Hilaire (1788). Originaire de Lavilleneuve (canton de Montigny), part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Déserteur, servait plutôt au 67e RI, selon le préfet.
Siméard Jean-Baptiste (Colombey 1788). Originaire d’Argentolles, part le 16 juillet 1808 pour le 14e RI.
Simon Alexandre (Montaville, canton de Longeau ? – Pampelune 1809). Fusilier dans la 1e cie du I/14e RI, hospitalisé le 17 décembre 1808, mort le 26 janvier 1809.
Simon Elophe Originaire de Reynel, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Simon François (Crenay). De la classe an XIV, destiné au 14e RI. Condamné pour désertion, en 1809 ou 1810.
Simon François (Voncourt, canton de Fayl-Billot 1789). Remplaçant de son frère Nicolas, il est incorporé le 8 septembre 1811 au 14e de ligne. Sans doute le fusilier de la 4e cie du 1er bataillon de la garde nationale de la Haute-Marne (1809).
Simon Jacques-Antoine (Longeville, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI.
Simon Jean (Montigny). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Simon Jean-Louis (Gudmont). Appelé avec les classes ans XI et XII. Grenadier au 14e RI, réformé, en 1809, à 27 ans.
Simon Jean-Mansuy (Landéville 1787). Domicilié à Leurville, tixier, part le 24 avril 1807 pour le 14e RI.
Simon Louis (Joinville, 1786 - Eylau 1807). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI. Fusilier dans la 3e cie du II/14e, blessé le 8 février 1807, mort le 9 à 10 h.
Simon Michel (Ageville – Sedan 1808). Fusilier dans la 1e cie du III/14e RI, hospitalisé le 20 novembre 1807, mort le 2 mars 1808 à 25 ans.
Simon Nicolas (Riaucourt 1788). Domicilié à Marcilly, part le 20 janvier 1807 pour le 14e RI.
Simon Pierre Originaire de Choiseul, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Simonet Aimé (+ Magdebourg 1807). Fusilier dans la 8e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 31 août 1807, mort le 8 septembre.
Simonnot Edme (Reclancourt 1787). Domicilié à Chaumont, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Simonnot Jean-Baptiste (Reynel 1789 – Pampelune 1808). Au corps le 14 avril 1808 (parti le 10), grenadier dans la 4e cie du IV/14e de ligne, hospitalisé le 18 novembre 1808, mort le 24.
Simonnot Nicolas (Chantraines). Domicilié à Darmannes, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Simonnot Nicolas (1788). Originaire d’Andelot, part le 20 janvier 1807 pour le 14e RI.
Sirop Antoine (Poinson-lès-Fayl). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Soichet Jean (Hortes – Pampelune 1808). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Fusilier dans la 2e cie du II/14e, hospitalisé le 14 septembre 1808, mort le 29 octobre.
Soireau Nicolas (+ Pampelune 1809). Fusilier dans la 4e cie du IV/14e RI, hospitalisé le 16 décembre 1808, mort le 2 janvier 1809.
Sol Jean-Valbert (1788). Originaire de Soyers, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Soyer François (Breuvannes). De la classe an XIII, destiné au 14e RI.
Sylvestre Charles-François (Avrecourt). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Sylvestre Jean-Baptiste (Laneuvelle, 1786). Part le 25 octobre 1806 pour le 14e RI.

Grognards du 14e de ligne : lettre R (Ro - Ru)

Robelet Pierre (Arbot - Valence 1813). Fusilier dans la 4e cie du I/14e RI, mort le 3 avril 1813 à Valence.
Robert André (Mennouveaux ? – Vienne 1806). Voltigeur dans la 2e cie du II/14e RI, blessé, hospitalisé le 22 frimaire an XIV, mort le 14 février 1806.
Robert Guillaume (Champlitte - sic - Bromberg 1807). Fusilier dans la 7e cie du I/14e de ligne, hospitalisé le 19 août, mort le 22.
Robert Jean-Nicolas (Saint-Dizier). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Robert Louis (Roôcourt-la-Côte). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Robert Pierre (Bourbonne, 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Robinet Jean-Baptiste (Courcelles-Val-d’Esnoms). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Sans doute le conscrit de Courselle (sic), voltigeur dans la 2e cie du II/14e, hospitalisé le 15 octobre 1810, mort le 7 novembre à Saragosse.
Robinet Maurice-Antoine (1788). Originaire de Bussières-lès-Belmont, part le 16 juillet 1808 pour le 14e RI.
Roblet Claude (+ Barcelone 1809). Originaire de Fresnoy, part le 16 juillet 1808 pour le 14e RI. Fusilier dans la 4e cie du IV/14e, hospitalisé le 31 janvier 1809, mort le 5 février (extrait mortuaire : de Chézeaux).
Roblet Joseph (Orbigny, canton de Varennes). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Roblet Paul (Maizières-sur-Amance 1788). Domicilié à Arbigny, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Roblet Pierre (1788). Originaire d’Arbigny, part le 16 juillet 1807 pour le 14e RI. Sert du 25 juillet 1809 (sic) à 1815, MSH. Est-ce Robelet Pierre ?
Rochon Henry Originaire de Lachapelle-en-Blaisy, part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Roger Nicolas (1788). Originaire de Frettes, part le 12 septembre 1808 pour le 14e RI.
Rogier Alexis (Arc). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Rolet François (canton de Langres (Montsaugeon ?) - Cabrera 1813). Du 14e de ligne, mort le 27 février 1813. Est-ce François-Christophe Rollet, de Rançonnières, parti le 8 février 1807 ?
Rolet Hubert (Montot). Appelé avec les classes ans XI et XII (Rollet). Sert jusqu’au 12 octobre 1806, dans la 1e cie du III/14e RI. MSH (75 ans).
Rollet Denis (Saucourt, 1789 - La Roquetta 1810). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI. Grenadier au II/14e, blessé, hospitalisé le 14 novembre 1810, mort le 29.
Rollet Jean-Etienne (Hortes). De la classe an XIV, destiné au 14e RI. Sans doute Jean-Etienne Rollé, qui sert du 1er décembre 1805 à novembre 1814, au 14e, MSH à Troischamps (72 ans).
Rollet Joseph (Sommevoire). Appelé avec les classes ans XI et XII. Peut-être le MSH de Montier (74 ans), qui sert du 16 février 1804 au 16 juin 1807 au 14e RI.
Rollin François (1787, Sarcicourt – Chaumont 1814). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Grenadier au II/14e, hospitalisé le 14 juin 1814, mort le 2 juillet.
Rollot Louis (Autigny-le-Petit, 1790). Part le 21 mai 1809 pour le 14e RI. MSH à Autigny-le-Grand (Raulot).
Rolly Philibert (Rouvres-sur-Aube). Appelé avec les classes ans XI et XII. Lieutenant au 14e, pour mémoire.
Roly Pierre (Rouvres-sur-Aube 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Rondeau Jean (Saint-Dizier). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Rondot Jacques (Chassigny, 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Rosat Louis (Thonnance – Bayonne 1808). Fusilier dans la 1e cie du IV/14e, hospitalisé le 25 août 1808, mort le 26. Sans doute Louis-Bonaventure Rozot, né en 1788), originaire de Thonnance-lès-Joinville, parti le 20 juin 1807 pour le 14e.
Rosette (o Rosotte) Jean-Baptiste (Bussières-lès-Belmont). Appelé avec les classes ans XI et XII. Fusilier au 14e RI, mortellement blessé à Austerlitz, à 23 ans.
Rosot Jean-Baptiste (Augtigny-le-Grand). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI.
Rotiaux Joseph (Droyes - Posen 1807). Fusilier dans la 5e cie du II/14e de ligne, hospitalisé le 28 mars 1807, mort le 3 avril.
Rougé Claude (Marcilly, 1789). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. MSH.
Rougé François (1788). Originaire de Lécourt, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Rougé Hubert (Fresnes). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Rougé Joseph (Marcilly – vers Urget, Catalogne). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Blessé, mort en janvier 1812.
Rougeot Gengoulph (1788). Originaire de Rosoy, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Rougeux Charles-François (Melay 1787). Part le 8 février 1807 pour le 14e RI. Sert jusqu’en 1815. MSH.
Roussel Jean (Cerisières 1788). Part le 20 janvier 1807 pour le 14e RI.
Roussel (ou Rousset) Jean-Baptiste (Faverolles 1790). Part le 21 mai 1809. Sert jusqu'en 1816 au 14e RI, dans la légion départementale. MSH.
Roussel Jean-Baptiste (Montribourg 1786). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Roussel Joseph (Nogent, 1789). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Roussel Louis-Alexandre (Perthes, 1786). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Roussel Nicolas (1789, Andilly). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Rousselle Denis-Gabriel (1789). Originaire de Gudmont, parti le 8 février 1807. Sert jusqu'en 1845, au 14e RI, dans la gendarmerie. MSH à Joinville.
Rousselot Alexandre (Landricourt, Marne 1785). D’Eclaron, part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Rousselot François (Langres, 1786 - Spandau 1807). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI. Fusilier dans la 6e cie du II/14e, hospitalisé le 20 septembre 1807, mort le 15 novembre.
Rousset Nicolas (Gonaincourt – Pampelune 1808). Voltigeur au III/14e RI, hospitalisé le 4 décembre 1808, mort le 24.
Roux Henry (Saint-Thiebault). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI.
Roux Pierre-Mathurin (1788 – Pampelune 1810). Originaire de Roches-sur-Rognon, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI. Voltigeur dans la 1e cie du I/14e, blessé, hospitalisé le 22 août 1810, mort le 23 décembre.
Roy François (Maizières-sur-Amance). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI. Voltigeur au 14e, sert jusqu’en 1816. MSH à Rançonnières.
Roy Victor (Manois). Incorporé en l'an XII, au III/14e de ligne, blessé à Heilsberg (1807), réformé (1808). Source : Jacquot.
Royer François (Parnot). De la classe an XIV, destiné au 14e RI.
Royer Jean (Chameroy ou Chanoy – Augsbourg 1806). Fusilier dans la 3e cie du II/14e RI, hospitalisé le 27 janvier 1806 (ou 27 brumaire an XIV), mort le 3 février 1806.
Royer Jean-Baptiste (Bussières-lès-Belmont 1785). Part le 12 octobre 1806 pour le 14e RI.
Royer Louis-Bernard (Tornay 1788). Domicilié à Bussières-lès-Belmont, part le 20 juin 1807 pour le 14e RI.
Royer Nicolas (Colombey-lès-Choiseul, 1790). Part le 14 juin 1809 pour le 14e RI.
Royer Nicolas (Chalvraines - Wermus 1807). Caporal dans la 7e cie du 14e de ligne, hospitalisé le 27 sept. 1807, mort le 30. Appelé avec les classes ans XI et XII.
Royer Nicolas (Chaumont 1787). Part le 26 janvier 1807 pour le 14e RI. Lieutenant, pour mémoire.
Royer Nicolas (Braux, 1789). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Royer Pierre (Avrecourt). De la classe 1809, part le 25 avril 1808 pour le 14e RI.
Royer Simon (Peigney 1789). Domicilié à Chaumont, part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.
Rozet Antoine (Mussey). Part le 16 juillet 1807 pour le 14e RI.
Rozière Laurent-François (Trémilly). Appelé avec les classes ans XI et XII. Sert de l’an XII à juillet 1814 dans la 2e cie du II/14e RI, MSH (74 ans).
Rozotte Jean-Baptiste (Montreuil – sic- Vienne 1806). Fusilier dans la 7e cie du II/14e RI, mort le 11 janvier 1806.
Ruaux Jean-Baptiste (Laneuvelle 1783 – Eylau 1807 ?). En service le 29 janvier 1804 au 14e, grenadier au 2e bataillon, blessé à Eylau, présumé mort (source : Quintin).
Ruellet Nicolas (Gonaincourt, 1789). Part le 10 avril 1808 pour le 14e RI.