samedi 28 mars 2009

Médaillés de Sainte-Hélène : de Ceffonds à Chalmessin

Ceffonds :
Beurville Louis (7 octobre 1779). Il sert du 25 thermidor an XI au 15 novembre 1811, comme soldat au train d’artillerie de la Garde. Légionnaire le 9 juillet 1809.
Cherry Joseph (1787). Originaire de Ceffonds, manouvrier, il part le 24 avril 1807 pour le 14e de ligne. Captif à Cabrera, il sert jusqu’en 1815. Note : ou Cheny.
Des Etangs (Pierre-Nicolas Chaale). Né à Ceffonds le 6 mai 1794, il sert à compter du 20 février 1813 comme chirurgien sous-aide. Nommé chirurgien aide-major le 13 juillet 1813 par l’empereur « lui-même », il sert à Magdebourg, jusqu’en juillet 1814. Il sera maire de Ceffonds, conseiller général de Montier-en-Der (1848-1865), membre de la Légion d’honneur. Mort à Ceffonds le 6 août 1865.
Diderot Nicolas-Remy (Montier-en-Der 1er août 1787). Domicilié à Vitry (Marne), il part le 21 janvier 1807 comme conscrit pour le 14e de ligne. Lieutenant (1813) dans ce régiment, il sert durant les Cent-Jours. Il sera capitaine au 9e léger, et cesse de servir en 1838. Membre de la Légion d'honneur. Mort à Ceffonds le 20 février 1864.Didon Etienne (1er juillet 1789). Il sert du 25 octobre 1808 au 31 janvier 1810, au 75e de ligne (comme soldat).
Fenat François, né le 31 janvier 1792, il sert du 17 avril 1812 à 1820, au 4e d’artillerie à pied (sergent).
Varnier Remy (1778). Il sert jusqu’en septembre 1814, au 22e de ligne, comme sergent.

Celsoy
Bourceau Pierre (1792). De Celsoy, il part le 9 mars 1812 pour le 17e dragons. Y sert jusqu’en juin 1814.
Bourceau(x) Etienne (Celsoy 1785). Il part le 28 septembre 1806 pour le 105e de ligne, y sert jusqu’en 1808.
Febvre Jean-Pierre, né vers 1794, il sert jusqu’en juillet 1814 au 4e bataillon du 1er régiment de la Haute-Marne.
Garnier François, né vers 1788, il sert dans la 1e compagnie de grenadiers du I/RHM.
Lamas Etienne, né vers 1791, il sert en 1813-1814 et 1815 au 1er bataillon de la garde nationale de la Haute-Marne.
Nallet Jean-Baptiste, né vers 1783, il sert à partir de 1812 dans la garde nationale.
Prodhon François, né le 1er février 1783, il sert de l’an XIV à octobre 1814, au 34e de ligne, comme caporal.

Cerisières
Lemoine Nicolas, né vers 1779, il sert du 15 messidor an XI à septembre 1815, comme ouvrier du génie maritime.
Lerouge Edme, né vers 1794, il sert d’avril au 25 juillet 1815, au 1er voltigeurs de la Garde.

Chalancey
Bernard Nicolas, né vers 1794, il sert du 18 mars 1813 à juillet 1815, au 93e de ligne, comme fourrier, puis au 2e bataillon de la garde nationale à Langres.
Girardot Claude, né vers 1775, originaire d’Aujeurres, il sert du 12 juillet 1793 au 1er thermidor an XIII, au 21e de ligne. Blessé.
Mugnier François, né vers 1773, il sert du 1er juin 1791 à 1800, dans une compagnie du train d’artillerie.
Parmain Jean-Baptiste, né vers 1787, il sert du 28 avril 1808 à 1816, dans la compagnie de la Haute-Marne, passe au 6e chasseurs à cheval (1810), est nommé maréchal des logis.
Ronot Claude (Chalancey, 1793). Il part le 23 novembre 1813 pour le 139e de ligne. Passé au 2e léger, caporal, il est blessé à Waterloo.

Chalindrey
Balland Claude, né en 1794, il part le 20 novembre 1813 pour le 93e de ligne, sert dans la compagnie de grenadiers du IV/93e, puis dans celle du III/34e de ligne, jusqu’en juin 1815.
Cavisot ( ?) Nicolas, né vers 1779, il sert de 1802 à juillet 1815 au 14e de ligne.
Garnier Nicolas (Chalindrey 1791). Il part le 10 avril 1811 pour le 57e de ligne. Blessé à Smolensk, il reçoit une gratification en 1813.
Gorgeot Didier, né vers 1782, il sert jusqu’à la chute de Napoléon au 34e de ligne.
Metrier Charles, sert du 16 septembre 1793 à l’an X au 3e bataillon du train d’artillerie.
Mouilleron Jean, né vers 1788, il sert de 1807 à 1815 au 7e régiment d’artillerie.
Varney Etienne, né vers 1791, incorporé au 24e léger (1810), il sert en Russie, est fait prisonnier au cours de la retraite. Rentré (1814), il est blessé à Ligny.

Chalmessin
Bratigny Jean, né vers 1784, il sert du 20 mai 1804 à décembre 1807, au 18e léger.
Chabrat François, né vers 1784, il sert du 19 vendémiaire an XIII au 30 floréal an XI, dans la 79e demi-brigade.
Geliquot Nicolas, né vers 1776, il sert de septembre 1799 à septembre 1806, au II/101e RI.
Minot Claude, né vers 1780, il sert à partir du 19 novembre 1798, dans la 109e demi-brigade, au régiment Ile de France, au 29e léger, dans les tirailleurs de la garde (1815). Est-ce le lieutenant du 10e léger en activité à Chalmessin, fin 1815.
Peltiet Pierre, né vers 1787, il sert du 20 mai 1812 à août 1815, au 105e de ligne.

jeudi 26 mars 2009

Le général Gauthier, doyen des généraux haut-marnais

Etienne Gauthier est né à Balesme-sur-Marne, aux sources de la Marne, près de Langres, le 11 août 1761. Il est le fils de François, laboureur, et de Catherine Testet. A 20 ans, le 22 mars 1782, il s’engage au régiment d’Auvergne. Avec ce corps (futur 17e RI), il sert en mer, à la Martinique, sous Grasse, durant les deux premières années de son service. Son congé intervient le 22 mars 1790.
Deux ans plus tard, le 15 octobre 1792, il passe capitaine au 2e bataillon de volontaires de la République, dont il commande la 2e compagnie. Selon Chassin (« Les volontaires nationaux »), il exerçait alors la profession de coordonnier. Jusqu’en 1796, il sert dans les armées du Rhin, de l’Ouest, de Rhin-et-Moselle. Le 22 octobre 1796, Gauthier rejoint la 64e demi-brigade de l’armée d’Angleterre, puis deux ans plus tard l’armée de Mayence. Il sert à l’armée du Rhin lorsqu’il est promu chef de bataillon le 25 juillet 1800.
De 1803 à 1807, il est au camp de Boulogne. Le Haut-Marnais ne serait donc pas à Austerlitz (deux bataillons du 64e servent toutefois en Autriche au sein de la division Gazan), ni à Iéna, ni à Eylau. Le 13 septembre 1808, à 47 ans, il succède à Antoine Lafond comme colonel du 120e de ligne, créé la même année à partir des 17e et 18e régiments provisoires d’infanterie.
Dès lors, Gauthier va se battre continuellement dans la péninsule ibérique (le 120e aura sur ses drapeaux les noms de batailles de Medina del Rio Secco, Santander, Les Arapiles, Toulouse). Il sert dans la division Bonet du 2e corps de l’armée d’Espagne, dont les 119e et 120e de ligne tiennent Santander et Saint-Vincent, en janvier 1809. Bonnet rapporte au maréchal Jourdan (le 12 juin 1809) que la marche d’un parti sur Saint-Vincent l’a obligé à détacher, sous Gauthier, deux bataillons du 120e ayant pour objectif d’ « exterminer les partisans qui menaçaient (ses) derrières à Santander. » Le général précise que toutes les positions entre le Pont d’Ariès et Santander sont alors attaquées à la baïonnette, et le 11 juin 1809 à minuit, deux bataillons du 120e entrent dans Santander, où ils rencontrent une farouche résistance. Bonnet parle de « deux heures de carnage ». L’année suivante, toujours avec le 120e, le Haut-Marnais est blessé au pied droit et à la cuisse gauche, par trois balles, à Fresno, le 6 septembre 1810 – combat distinct des affaires ultérieures de Fresno marquées par les succès du général Valleteaux. Quelques semaines plus tard, il est fait officier de la Légion d’honneur.
C’est le 7 février 1812 – un mois auparavant, il servait dans la 1ère brigade de la division Bonnet de l’armée du Nord - qu’il obtient les étoiles de général de brigade. A 50 ans et demi, c’est – au moment de sa promotion - le doyen des généraux haut-marnais de l’Empire. Gauthier est brigadier dans la 8e division Bonet – il commande six bataillons des 118e et 120e de ligne - de l’armée du Portugal qui, sous Marmont, est défaite aux Arapiles. Il se bat ensuite à Pancorvo le 24 septembre 1812.
Puis on le retrouve au sein de la division Maucune (la 5e, selon l’ordre de bataille de l’armée du Portugal) de la même année : il remporte un succès à Monasterio le 19 octobre 1812, puis enlève le pont de Triguéros le 25 octobre.
En 1813, il est dans la 8e division de l’armée, puis dans la 6e au 30 avril. Il commande les 118e et 119e de ligne de la division Lamartinière à Vitoria. On le retrouve à la tête de la 1ère brigade de la 9e division de l’armée du Midi le 16 juillet 1813 (mais selon un précis des campagnes de la péninsule, il commande la 2e brigade, composée des 120e et 122e de ligne, de la division Lamartinière lorsque par le col de Belate puis le col de Maya, il se replie en France). Baron d’Empire (11 novembre 1813), il combat sur la Nive le 9 décembre 1813.
Le général Gauthier fait alors partie des troupes d’Espagne dirigées sur l’armée dite de Champagne le 22 janvier 1814 – il ne se bat donc pas à Orthez où lutte son cher 120e régiment et où le capitaine François est blessé : il est affecté le 7 février au 7e corps du maréchal Oudinot, commandant une brigade de la division Pierre Boyer (ex-9e de l’armée des Pyrénées). Six jours plus tard, il se bat dans la région de Bray-sur-Seine. Selon Guillaume de Vaudoncourt (« Histoire des campagnes de 1814 et 1815 », p. 359-360), Gauthier est envoyé par Oudinot avec environ 1 000 hommes et trois canons pour reprendre Luistenaines qui vient d’être occupé par les Bavarois. Le combat qui s’engage permet de reprendre la moitié du village, mais l’arrivée en renfort d’un bataillon et de quatre canons envoyés par le général de Wrède entraîne la perte de Luistenaines. Gauthier est grièvement blessé, d’un coup de feu à la tête. Pour l’enfant de Balesme, soigné à Paris, c’est la fin de la campagne.
Placé en non activité à Tours le 1er septembre 1814, chevalier de Saint-Louis le 25 octobre, il commande, aux cent-jours, la ville, le château et l’arrondissement de Saumur (25 mai 1815). Retraité le 6 octobre, il décède à Tours le 19 avril 1826.
On a écrit, à tort, que le nom d’Etienne Gauthier figurait sur l’Arc de Triomphe. La confusion vient que plusieurs généraux d’Empire ont porté ce nom : Jean-Joseph Gauthier (1767-1815), né à Septmoncel (Jura), colonel du 37e de ligne, général de brigade, mortellement blessé à Waterloo ; Jean-Pierre Gauthier (1765-1821), né également à Septmoncel, colonel du 25e dragons, général de brigade (1813) ; Nicolas-Hyacinthe Gautier (1774-1809), né en Bretagne, général de brigade, chef d’état-major du 2e corps, mortellement blessé à Wagram.

Un brave : le capitaine Louis François, de Donnemarie

L’anthologie « Fastes de la gloire » (de Louis-François L’Héritier, 1819) a retenu, parmi les noms des braves des armées impériales, celui du capitaine Louis François, originaire de Donnemarie (canton de Nogent). Un officier qui a constamment servi dans la péninsule ou dans les Pyrénées, de 1808 à 1814.
Fils d’Etienne et Madeleine Royer, il naît le 4 mars 1786. Destiné au notariat, il entre comme vélite des grenadiers à pied de la Garde le 18 mars 1806. Il sert en Prusse, et c’est à cette occasion que selon une tradition familiale, Napoléon lui aurait dit : « Tu es trop grand pour être fantassin, tu passeras dans ma cavalerie ». Sous-lieutenant le 4 avril 1808, il part pour Bayonne où il apprend qu’il doit être affecté au 19e de ligne, corps destiné à créer le 120e de ligne. Mis sur pied pour servir dans la péninsule ibérique, ce régiment ne la quittera qu’à l’hiver 1813-1814… De 1808 à 1812, il sera, coïncidence, aux ordres d’un Haut-Marnais, le colonel Gauthier - qui fera l’objet d’un autre coup de projecteur, et comptera parmi ses officiers le capitaine Colas, de Montreuil-sur-Thonnance, et le lieutenant Reine, de Graffigny-Chemin.
Affecté dans la division Bonet du 2e corps que commande le maréchal Soult, le régiment, qui s’est battu en juillet 1808 à Medina del Rio Seco, ne participe pas à la poursuite des troupes anglaises jusqu’à La Corogne, mais lutte contre les soldats espagnols du général Ballesteros dans la province des Asturies. Pour le jeune officier haut-marnais, c’est l’occasion de s’illustrer dans un premier fait d’armes qui intervient lors du passage de la rivière Deba, action que l’auteur des « Fastes » situe en avril 1809, Albert Depreaux (dans La Sabretache) le 22 mai (ce jour-là, en effet, le chef de bataillon Chantreau est effectivement tué au passage de la rivière, selon Martinien), et le général Bonet le 9 mai. Lisons : « Le colonel Gauthier reçoit aussitôt l’ordre de traverser le torrent, qui est toujours impétueux et profond n’est guéable dans aucune saison : il était alors enflé par la fonte des neiges, et quinze mille hommes de l’armée de Balesteros, avec quatorze pièces d’artillerie postés sur la rive gauche, attendaient les Français pour leur disputer le passage au bac de Pissués. Les obstacles et les périls étaient incalculables ; l’intrépide François n’en est pas effrayé ; il s’élance dans les flots en criant : « Que ceux qui m’aiment me suivent », et sous une grêle de balles et de boulets, il parvient en nageant à la rive opposée : quatre braves l'ont suivi, avec eux il saute plus rapidement que l'éclair dans les retranchements des Espagnols ; les premiers qui se présentent à eux sont désarmés, tandis que les autres épouvantés prennent la fuite. François et les quatre compagnons de son heureuse témérité, font chacun un prisonnier par qui ils se font aider à mettre à flots les barques qui doivent servir à transporter leurs camarades. En un instant ils les ont amenées sur la rive droite; déjà le général Bonnet a volé à la rencontre du sous-lieutenant François, il le reçoit dans ses bras, et le félicitant sur le succès de son entreprise, il lui demande quelle récompense il désire. - L'honneur de passer le premier, répond l'officier; le général le lui accorda : le torrent fut franchi, on fit un grand nombre de prisonniers, et les quatorze canons restèrent en notre pouvoir. Dès ce moment, aucune barrière ne ferma plus à nos troupes, l'entrée de la province des Asturies. » Précision d’Albert Depreaux : François, qui s’était déshabillé, a passé la rivière le sabre entre les dents…
Promu lieutenant le 26 novembre 1810, l’enfant de Donnemarie se distingue encore à plusieurs reprises. « En 1811, un bataillon du 120e, s'étant porté trop précipitamment en avant, sans avoir éclairé ses flancs, se trouva tout-à-coup débordé par un ennemi nombreux qui le força à se replier en désordre. Dans cet instant critique, François qui, comme lieutenant, guidait une compagnie du centre, s'aperçoit qu'il n'y a plus d'officier en tête de la compagnie de grenadiers dont le capitaine et le lieutenant grièvement blessés, sont hors de combat : sans perdre de temps , il confie à son sous-lieutenant le commandement de sa troupe, court aux grenadiers, les rallie, les conduit à la charge, se précipite avec eux sur les Espagnols, qui commençaient à chanter victoire, les culbute, et les chasse des hauteurs de Grado, après avoir sabré les plus audacieux et fait deux prisonniers.
En 1812, le lieutenant François commandait au village de Berbés entre Eiva-de-Sella et Colunga, un poste de soixante hommes ; enfermé avec eux dans une maison retranchée, il n'y avait pas de jour qu'il ne fut inquiété par les partisans de la bande de Porlier, dit le Marquesito ; fatigué enfin de ces attaques réitérées, il résolut de s'en délivrer par un coup de main : après s'être assuré de la position qu'occupaient les brigands , à onze du soir, il partit avec quarante de ses soldats, et son sous-lieutenant Plaquet, qui n'était pas moins déterminé que lui. lis marchèrent pendant trois heures, arrivèrent sans bruit dans l'endroit qui leur avait été indiqué, surprirent les sentinelles, et fondirent à l'improviste sur les Espagnols qui, saisis de terreur, se dispersèrent de tous côtés sans avoir brûlé une amorce. Dix-sept prisonniers, parmi lesquels deux officiers, cinquante fusils et deux chevaux, furent les résultats de cette expédition nocturne. Au nombre des Espagnols qui n'eurent pas le temps de s'échapper, était un jeune sergent né à Riva-de-Sella ; ses parents ayant appris son malheur, vinrent offrir au lieutenant François seize mille réaux s'il voulait rendre la liberté à leur fils. « Vous me donneriez toutes les Asturies que je ne vous l'accorderais pas, leur répondit l'inexorable et incorruptible lieutenant, les soldats français savent faire prisonniers leurs ennemis , mais ils ne reçoivent point de rançon.
En novembre 1813 , François, qui depuis trois mois était capitaine de grenadiers, soutint avec sa compagnie la retraite de sa division. Posté en avant de Bayonne à Angles, dans une habitation située sur un mamelon, il résista au feu des Anglais une partie de la journée, et mérita dans cette occasion les éloges du général Reille, qui demanda pour lui l'étoile de la Légion d'honneur. »
François était en effet capitaine depuis le 4 janvier 1813. Un an plus tard, au sein de l’armée des Pyrénées (le 120e y sert dans la 2e division Damagnac, brigade Menne), l’officier se bat le 27 février 1814 à Orthez. Il y est grièvement blessé par un coup de feu à la cuisse droite. Selon Albert Depreaux, il aurait menacé de son arme le chirurgien qui voulait l’amputer. Pour le capitaine François, qui aurait été proposé chef de bataillon, c’est la fin de la carrière militaire.
Mis à la retraite le 21 juillet 1814, il se retire à Dijon, où il épouse en 1816 la fille du colonel d’artillerie Lobréau, née à Chaumont en 1798. Banquier de profession, il ne s’éteint que le 25 février 1870.
Sources : « Fastes de la gloire » ; « le capitaine de grenadiers François (Louis), 1786-1870 », par Albert Depreaux in La Sabretache, 1811 ; Martinien.

dimanche 22 mars 2009

Henry Cournault : lieutenant-colonel à 31 ans

Encore un officier supérieur du génie méconnu (1). Non pas Bragard, mais Langrois : Henry Cournault, né le 11 janvier 1783, fils de François, conseiller juge magistrat au bailliage et siège présidial à Langres, et de Claudette Guillaume.
Entré à l’école polytechnique en l’an VII (21 décembre 1798), après être passé par l'école centrale de Dijon, il en sort deux ans plus tard pour rejoindre l’école d’application du génie à Metz : il est sous-lieutenant dans la 3e compagnie de mineurs le 22 décembre de cette année, puis lieutenant le 1er nivôse an X (21 décembre 1801), enfin capitaine le 27 frimaire an XII (18 décembre 1803), à l’âge de 20 ans - ou le 22 décembre 1804, selon son dossier de la Légion d'honneur.
Cournault occupe d'abord la fonction de commandant du génie du département de la Haute-Marne, puis est affecté (à compter du 1er janvier 1807) à la place de Porto Longone, dans l’île d’Elbe, à celle de Castel Novo (Dalmatie), à la division Clauzel de l'armée de Dalmatie, en Illyrie.
En 1808, il se bat contre les insurgés monténégrins, puis l'année suivante, il prend part notamment aux batailles de Wagram et Znaïm.
L’almanach impérial de 1810 le situe ensuite capitaine en Dalmatie, puis, le 8 novembre 1811, il est affecté à la personne du général Kirgener (commandant du génie de la Garde) comme aide de camp. C’est à ce titre qu’il prend part à la campagne de Russie, puis à celle de Saxe : son dossier de la Légion d'honneur fait état de sa présence aux batailles de Vitebsk, Smolensk, La Moskowa, La Berezina, Krasnoe, puis Lutzen, Bautzen (il est promu chef de bataillon le 26 mai 1813), Dresde, Leipzig, Hanau. Entretemps, après la mort du général Kirgener, Cournault a retrouvé son arme. A noter que selon Auguste Salmon, dans la livraison de 1869 de l’Académie impériale de Metz, le Langrois aurait été l’un des premiers soldats français à mettre le pied sur la rive droite du Niémen, le 23 juin 1812, et qu'il aurait été choisi pour transcrire des ordres de l’empereur durant la retraite.
Ayant commandé le génie à Vartzbourg, il se bat à Ocheim, près de Mayence, puis près de Châlons, à Provins, à Nangis, à Montereau, à Arcis-sur-Aube, à Saint-Dizier (dans son département natal), au sein du génie du 11e corps (maréchal Macdonald), où il était chef d'état-major du général Valazé. C'est lui qui a été chargé de détruire le pont d'Arcis.
C’est à la chute de l’Empire, le 5 avril 1814, que Napoléon le promeut major (lieutenant-colonel), à l’âge de 31 ans. Grade qui sera confirmé le 23 juillet 1814.
S’il n’a pas suivi Napoléon à l’île d’Elbe pour y commander le génie (il aurait refusé cette offre de l’empereur, selon André Pons de l’Hérault, auteur de « Souvenirs et anecdotes »), il sert durant les Cent-Jours à la direction du génie de la place de Belfort, avant de poursuivre sa carrière sous la Restauration.
Chevalier de Saint-Louis depuis 1817, le lieutenant-colonel Cournault est l’auteur d’un célèbre « Mémoire sur la défense de la France par les places fortes ». En poste à Saint-Quentin, en 1822, il prend comme colonel le commandement du 2e régiment du génie en 1830. Directeur des fortifications du Havre, il sollicite sa retraite vers 1837. Retiré à Toul, ce membre de la Légion d’honneur y exerce la fonction de conseiller municipal. Décédé le 26 février 1856, il est le père du peintre Charles Cournault, né à Langres en 1815 (placé en non activité, l’officier a dû retrouver sa ville natale durant la Première Restauration), futur conservateur du musée lorrain.
A noter encore que Cournault est, avec Chulliot de Ploozen (autre officier du génie qui se retirera dans la cité natale de Diderot), l’auteur de propositions sur la défense de Langres.

(1) Nos sources sont pratiquement les mêmes que celles qui nous ont permis de brosser la carrière d’autres officiers du génie (Vainsot, les frères Marcellot, Quilliard…)

vendredi 20 mars 2009

Trois sapeurs bragards : les frères Marcelot et le capitaine Hudry

Au moins quatre Bragards ont donc servi comme officiers dans le corps impérial du génie. Nous avons vu dans le message précédent la carrière méconnue du colonel Vainsot. Intéressons-nous maintenant à celle de deux frères devenus officiers supérieurs : Jean-Nicolas et Claude Marcelot.
Enfants du couple formé par Louis-Mathieu Marcelot et Anne Aubertel, baptisés dans l’église Notre-Dame de Saint-Dizier, ils sont nés pour le premier le 4 mai 1774, pour le second le 24 janvier 1778.
Fils d’un maître cordonnier, ils embrasseront donc tous deux le métier de sapeur.
Lieutenant en premier le 9 décembre 1800, Jean-Nicolas passera capitaine le 21 novembre 1802. En poste à Rennes à compter du 1er janvier 1807, il correspond sans doute à ce capitaine Marcelot situé début 1813 comme commandant du génie de la 1ère division du corps d’observation d’Italie. Le général Durrieu, qui défend la place de Torgau, se loue des services de cet officier, promu chef de bataillon le 14 janvier 1813. Il s’agit peut-être du chef de bataillon au 3e régiment du génie, formé en septembre 1814 à Grenoble, qui est, avec deux autres Haut-Marnais, les capitaines Ollivier (d’Aprey) et Gravier (de Latrecey), l’un des co-signataires d’une proclamation à l’empereur datée du 9 mars 1815. Chevalier de Saint-Louis en 1818, Marcelot est, durant la Restauration, en poste dans les Ardennes et à Longwy.
Son cadet de quatre ans, Claude est promu lieutenant en premier le 26 germinal an XII. Il sert alors dans la 3e compagnie du 4e bataillon du génie. Membre de la Légion d’honneur avant 1808, il prend part au siège de Badajoz, là où son compatriote Vainsot est grièvement blessé. Capitaine le 12 juillet 1811, on le retrouve commandant la 3e compagnie du 4e bataillon de sapeurs lors de la bataille d’Orthez. Chevalier de Saint-Louis également en 1818, il est toujours capitaine en premier de cette compagnie, mais au sein du 3e régiment, puis capitaine d’habillement de ce corps, enfin major, avant d’être mis à la retraite le 1er janvier 1829. Il réside alors à Sainte-Ruffine (Moselle). Il correspond sans doute à ce capitaine Marcelot auteur de mémoires militaires.

Aucun des deux ne décède à Saint-Dizier.
Quant à Jean-Pierre Hudry, né le 12 janvier 1788 à Saint-Dizier, il est fils de négociant. Formé à Polytechnique (promotion 1805), il en sort le 17 octobre 1807 pour servir dans le corps du génie. Capitaine « rempli de mérite », il est tué lors du siège de Tortose, dans la nuit du 31 décembre 1810 au 1er janvier 1811.
Sources principales : état civil de Saint-Dizier (paroisse Notre-Dame) ; état du corps impérial du génie de 1807 ; différents almanachs impériaux, bulletins des lois et annuaires officiels des officiers d’active ; différents sites Internet consacrés aux campagnes napoléoniennes (« Les armées de Napoléon », bataille d’Orthez) ; « La Sabretache » (1895)…

lundi 16 mars 2009

Le major Vainsot, un Bragard laissé pour mort à Badajoz

Petit par son nombre d’habitants, la Haute-Marne, qui a curieusement fourni nombre d’officiers supérieurs de cuirassiers, a vu également naître des officiers du génie distingués. Nous avons déjà consacré un coup de projecteur au général Deponthon (Eclaron), au chef de bataillon Quilliard (Aubepierre-sur-Aube). Nous pourrions citer également, parmi les sapeurs émérites, les Marcelot, de Saint-Dizier (l’un chef de bataillon, l’autre capitaine), le capitaine Hudry, de Saint-Dizier (aussi). Intéressons-nous ici au major Vainsot, un Bragard, encore…

Joseph-Pierre Vainsot voit le jour à Saint-Dizier, paroisse Notre-Dame, le 29 mars 1778. Il est le fils d’un couple uni dans la cité huit ans plus tôt, formé par Louis-Pierre (originaire du diocèse de Chartres) et Marie-Elisabeth Prancher.
Le 16 décembre 1796 – il a 18 ans – le jeune Haut-Marnais intègre l’école polytechnique comme élève-sous-lieutenant du génie. Lieutenant en second deux ans plus tard, il participe à la campagne de l'armée du Rhin, notamment à l'occasion du siège de Philippsbourg.
Sous l'Empire, il servira constamment dans la péninsule ibérique, après avoir été en poste à Belfort. On le retrouve ainsi à l’été 1809, comme capitaine (depuis le 20 juin 1800), membre de l’état-major du génie. Il se distingue au siège d’Olivenza, pénétrant, le 11 janvier 1811, dans un ouvrage ennemi avec des voltigeurs du 64e de ligne. A cette occasion, le maréchal Soult le propose pour le grade de chef de bataillon. Toujours en janvier 1811, le duc de Dalmatie assiège la ville de Badajoz. Le 31, Vainsot entre – à son corps défendant - dans l’Histoire, à l'occasion d'un événement malheureux qui lui vaudra d'être cité par Thiers. Ce jour-là, des cavaliers espagnols fondent sur des travailleurs et sapeurs à l'oeuvre sur la hauteur del Viento. Lisons Soult cité par le "journal des sièges dans la péninsule" : deux officiers du génie, le chef de bataillon Cazin et le capitaine Vainsot, sont « occupés dans cet instant à reconnaître l’emplacement d’un nouvel ouvrage que j’avais ordonné. Ces deux officiers ont été massacrés… » Vainsot « fut emporté quelques instants après, presqu’expirant… Hier, on avait encore un peu d’espoir que les blessures extrêmement graves qu’il a reçues ne seraient pas mortelles. C’est un excellent officier… »
Ces blessures, ce sont cinq coups de sabre et six coups de lance. On a précisé alors que dans ce combat, l'officier a tué deux Espagnols avec son épée.
Contre tout pronostic, Vainsot y survivra…
Reprenant du service, le Bragard est cité en 1812 dans un rapport adressé par son compatriote, le général wasseyen Rignoux (gouverneur de Séville), au maréchal Soult. Il aurait également participé à la bataille des Arapiles (juillet 1812), avant d'être promu chef de bataillon le 1er juillet 1813, puis major (lieutenant-colonel) le 22 décembre suivant. Il sera chef d’état-major du commandant du génie de l’armée des Pyrénées (toujours commandée par Soult), en 1814, jusqu'à la bataille d'Orthez.

« Officier du mérite le plus distingué » (dixit Soult), Vainsot est, sous la Restauration, secrétaire du comité de la guerre du 1er juillet 1814 au 20 mars 1815. Chevalier de Saint-Louis le 14 novembre 1814, membre de la Légion d’honneur (chevalier en 1809, officier en 1814), il est, en 1820, en poste à Metz, puis, en 1823, nommé colonel du 2e régiment du génie, en garnison à Arras.
Il est affecté comme directeur des fortifications à Bayonne, et c'est dans les Basses-Pyrénées qu'il décède, selon les sources en 1836, le 2 septembre 1838 (selon l'Ami de la religion), voire en 1842.
Aujourd’hui encore, une rue perpétue le souvenir de cet officier haut-marnais inconnu en ses terres.

Rappelons les noms des officiers du génie haut-marnais parvenus à notre connaissance : Alexis Barbolain, de Chaumont, lieutenant, mort à l’été 1809 en Autriche ; Jean-Nicolas Chulliot de Ploozen, major, né dans l’Yonne, mort à Langres ; Henry Cournault, de Langres, major à la première abdication ; Anne-François Gaide, de Wassy, futur capitaine ; Hilaire Georgin, de Doulaincourt, lieutenant ; Etienne Gravier, de Latrecey, capitaine ; Charles Hanin, de Joinville, lieutenant, mortellement blessé devant Ciudad-Rodrigo ; Jean-Pierre Hudry, de Saint-Dizier, capitaine, tué lors du siège de Tortose ; Jean-Charles-Firmin Letexier, de Chaumont ; Claude Marcelot, de Saint-Dizier, futur major ; Jean-Nicolas Marcelot, de Saint-Dizier, chef de bataillon ; Jean-Baptiste-Victor Ollivier, d’Aprey, futur colonel ; Claude-Louis-Nicolas Petitot, de Langres, capitaine, mort à Vitry-le-François ; Claude-Louis-Augustin Thomassin, de Chaumont, lieutenant, tué au siège de Gaëte…
Sources principales : "Société des sciences, lettres et arts de Bayonne" (1985) ; état civil de la paroisse Notre-Dame de Saint-Dizier.

Officiers haut-marnais : liste complémentaire

Marivetz Etienne-Télèphe, né à Langres le 20 juin 1792, sous-lieutenant au 72e de ligne, blessé à Krasnoe le 18 novembre 1812, mort le 8 décembre.
Petit Jean-Baptiste, né à Montigny-le-Roi le 15 septembre 1770, capitaine de cavalerie, retraité en 1818, retiré à Châlons. Source : bulletin des lois de 1820.
Poireaux François, né à Longchamp le 8 janvier 1775, sous-lieutenant d’infanterie, retraité en 1818, retiré à Montmorillon (Vienne). Source : bulletin des lois de 1820.
Rougelin Jean-Baptiste, né à Colombey-les-Deux-Eglises le 18 novembre 1770, chef de bataillon retraité, fait chevalier d’Empire le 30 juillet 1811. Sans doute le capitaine du 85e de ligne, blessé à Pultusk le 26 décembre 1806. Chef de bataillon au 61e de ligne, blessé le 22 avril 1809 à Eckmuhl, puis le chef de bataillon au 148e de ligne, pris le 29 août 1813 à La Katzbach. Sources : armorial du Premier Empire, base Léonore.
Tulpin Joachim-Alexandre, né à Voisey en 1791. Sous-lieutenant (17 juin 1813) dans la légion de la Nièvre, dont il est porte-drapeau, en 1819, puis officier comptable au 15e léger, officier supérieur, maire de Novéant (Meurthe-et-Moselle), mort en 1855 à Nancy.

vendredi 20 février 2009

Gardes d'honneur : la liste

Cette liste dressée d'après le registre d'incorporation du 2e régiment de gardes d'honneur, complétée par les informations contenues dans la correspondance du préfet, le dossier des médaillés de Sainte-Hélène ou les actes d'état civil, comprend les hommes qui ont été désignés par le préfet Jerphanion pour ce nouveau corps. Plusieurs d'entre eux n'ont pas été retenus ou ont obtenu de ne pas y servir. Les autres sont partis pour Metz, notamment conduits par le colonel de cavalerie en retraite Jean-Baptiste Lamoureux, les 28 juin, 22 juillet, 6 septembre et 2 octobre 1813. Au total, le régiment incorporera 58 Haut-Marnais, dont au moins trois ne reviendront pas des campagnes de Saxe et de France. 
 ABREVEUX Jean-Baptiste-Gustave (Montier-en-Der 1796 – Langres 1859) ; 
ABREVEUX Nicolas-Victor (Montier-en-Der 1793), frère du précédent ; 
BAUDEL de VAUDRECOURT (de) Prosper (Bourmont 1795 – Haguenau 1863), maréchal des logis ; 
BERNARD d'ARBIGNY Henry (Langres 1790 – Langres 1866), réformé ; 
BERTIN Claude-François (Beurville 1795) ; BESANCENET (de) Jean-Richard (Langres 1795 – Corgirnon 1873) ; 
BONNECAZE (de) Charles-Louis (Wassy 1783) ; 
BORDET Cyriaque-Clément (Châteauvillain 1791 – Châteauvillain 1860) ; 
BOURGEOIS-RICHEMONT Jean-Baptiste ; 
CARTERET Claude-Antoine (Langres 1794) ; 
CATHERINET Didier-Valère (Esnoms-au-Val 1792) ; 
CHEVALIER (non retenu), de l'arrondissement de Langres ; 
CLAUDE Jean-Baptiste-Hyacinthe (Chemin 1796 – Montier-en-Der 1870), brigadier ; 
CLERGET Jean-Baptiste-Nicolas (Aubepierre-sur-Aube 1791) ; 
DAGUIN Elie-Constant (Langres 1793) ; 
DROUAILLET (non retenu), de l'arrondissement de Langres ; 
DUBOIS Félix (Chaumont 1795) ; 
DUBREUIL Custine-Nicolas (Nogent 1793 – Nogent 1867) ; 
DUCRET Jean-Baptiste (Chaumont 1795 – après 1857) ; 
DUPONT Claude-Joseph (Huilliécourt 1784), fourrier ; 
DUPOTET Jean-Nicolas (Fays 1789 – Fays 1877) ; 
DUPOTET Nicolas (Fays 1784 – Fays 1865), frère du précédent ; 
GALLIMEE (non retenu), de l'arrondissement de Langres ; 
GARNIER François-Joseph (Romain-sur-Meuse 1793) ; 
GAUDEZ Jean-Baptiste (Bourmont 1792) ; 
GENY Prosper (Flammerécourt 1795 – Rupt 1854) ; 
GEOFFROY Auguste (Attancourt 1789 – Saint-Dizier 1874) ; 
GERARDIN (non retenu), de l'arrondissement de Langres ; 
GIRARD Jean-Baptiste (Doulevant-le-Château 1790 – Vignory 1864), blessé à Leipzig ; 
GIRARD Stanislas (Nogent 1790 – Nogent 1848) ; 
GODARD François-Joseph (Brainville-sur-Meuse 1795) ; 
GODARD Victor (Saint-Dizier 1793 – Saint-Dizier 1821), brigadier ; 
GOUVENOT Nicolas-Antoine (Romain-sur-Meuse 1795 – après 1857) ; 
GROSLEVIN Jean-Baptiste-Nicolas-Claude-Antoine (Fresnes-sur-Apance 1793 – après 1857) ; GUIGNARD François (Chaumont 1790 – 1813 ou 1814), disparu ; 
GUILLAUME François-Victor (Chaumont 1789), non retenu sur protestation ; 
HENNEQUIN Dominique (Levécourt 1794 – Bitche 1814), décédé à l'hôpital ; 
HENRIOT François-Toussaint (Huilliécourt 1793 – Spire 1814), décédé à l'hôpital ; 
HODINOT Pierre (Anrosey 1775 – 1819), maréchal des logis ; 
JAUGEY François (Langres 1792) ; 
JAYET Jean-Pierre-Marie (Isômes 1793 – 1854), brigadier, blessé à Mayence ; 
LAHERARD Pierre-Jean-Baptiste-Dieudonné (Damblain, Vosges 1792 – Bourbonne-les-Bains 1862), domicilié à Bourbonne ; 
LAUMONT Nicolas-Joseph (Bourmont 1792 – Bourmont 1870) ; 
LAVOCAT Charles-Louis (Viéville 1789) ; 
LEBON Ambroise (Montier-en-Der 1791) ; 
LEBON Marie-Joseph (Cirey-sur-Blaise 1795 – Juzennecourt 1885) ; 
LECOLLIER Jean-Baptiste-Léopold (Nogent 1795 – Nogent 1823) ; 
LEMOINE Nicolas (Arnaville, Meurthe 1779), domicilié à Chaumont ; 
MARCHAND (non retenu), de l'arrondissement de Wassy ; 
MARIVET Martin-V. (Epinant 1786) ; 
MASSENAT (non retenu), de l'arrondissement de Wassy ; 
MILLARD Etienne-Floréal (Nogent 1795 – après 1857) ; 
PETITOT Nicolas-Augustin (Giey-sur-Aujon 1793 – Vitry-le-François 1861) ; 
PIMODAN (LA VALLEE de) Charles-Louis-Camille, d'Echenay (radié pour raison de santé) ; POIGNEE Claude (Vignory 1793) ; 
RAVIER Jean-Baptiste (Saint-Thiébault 1796) ; 
REMBOUILLET Claude-Victorin (Nogent 1795 – après 1869) ; 
REMY Gilles (Chaumont 1795) ; 
ROLET (non retenu), de l'arrondissement de Chaumont ; 
ROSOTTE Charles-Toussaint (Chaumont 1795) ; 
ROYER François-Dieudonné (Bettancourt-la-Ferrée 1790) ; 
SIMONNET Jean-Baptiste (Maisoncelles 1783 – 1856), maréchal des logis ; 
SIMONNIN Nicolas-François (Paris 1787 – 1853), de Montier-en-Der, maréchal des logis ; SIMONY (de) Louis-Alexandre (Brouthières 1786) ; 
TABOURIN (non retenu), de l'arrondissement de Wassy ; 
THEVENIN Nicolas (Sommevoire 1791 – Sommevoire 1870) ; 
THOULOUZE ou TOULOUSE Pierre (Choiseul 1795) ; 
 VARNIER Henry-Désiré (Wassy 1793 – Eclaron 1843) ; 
VOILLARD Pierre-Pascal (Is-en-Bassigny 1794), non retenu. 

 Il convient d'ajouter qu'ont servi également au 2e régiment de gardes d'honneur Pierre-François Mare, né à Toul (Meurthe) en 1792, qui sera médaillé de Sainte-Hélène à Châteauvillain où il s'est marié, et que le maréchal des logis Edme-Jules Philippe, né dans l'Yonne en 1786, décédera à Fayl-Billot en 1846. Par ailleurs, le même régiment a accueilli, comme maréchaux-ferrants, François Courtot, de Leffonds, Jean-Baptiste Carlet, de Langres, Nicolas Aubert, de Clefmont, et Pierre Bertrand, de Villemoron, ainsi que le chirurgien aide-major Antoine-Augustin Pissot, de Wassy.