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| Le fait d'armes du lieutenant Jean-Baptiste Jobert, de Pressigny, en 1809. |
Dans "Officiers haut-marnais de Napoléon" (Collection A la Une, 2019), nous avons réuni 1 164 notices biographiques d'officiers nés ou domiciliés en Haute-Marne ayant servi dans les armées napoléoniennes entre 1804 et 1815. Depuis cette publication, 75 nouveaux parcours ont pu être identifiés, tandis que trois probables ont pu être confirmés, grâce surtout aux dossiers conservés par le Service historique de la Défense.
Officiers identifiés
BLIN (Claude), sous-lieutenant (Breuvannes-en-Bassigny 23 avril 1771 - Lons-le-Saunier, Jura, 26 mai 1825). Fils de François Blin, tixier, et dAnne Ravier. Canonnier au 6e régiment d'artillerie à pied, il se marie à Saint-Omer (Pas-de-Calais) le 9 décembre 1794 à Ernestine Sauvegrain. Il est toujours premier canonnier au 6e RAP à la naissance d'un enfant en 1796 à Saint-Omer. Sergent-major au 15e régiment d'infanterie légère, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 6 août 1810. Sous-lieutenant d'infanterie, il se marie en secondes noces à Lons-le-Saunier (Jura) à Marie-Etiennette Piard le 5 juin 1815. A. Martinien mentionne un lieutenant Blin du 15e léger blessé le 16 juin 1815 à Ligny (Belgique). Officier en demi-solde à Lons-le-Saunier à la naissance d'un enfant en 1816. Cesse de servir le 21 août 1818. Receveur à l'octroi de Lons à son décès à l'âge de 54 ans. Note : son dossier au SHD le dit sous-lieutenant au 42e régiment d'infanterie de ligne.
BOCQUENET (Jean-Baptiste), lieutenant (Bourbonne-les-Bains 3 février 1773 - Turin, Italie, 11 février 1808). Fils de Louis-Bernard-Gabriel-Augustin Bocquenet et de Béatrice Billot. Frère du chirurgien principal François-Bernard Bocquenet (Officiers haut-marnais de Napoléon, p 143). Lieutenant au régiment d'Isembourg, en garnison à Turin, il décède au numéro 6 de la section du Pô, à l'âge de 35 ans.
BOISSELIER (Claude), major (Longeau 30 août 1769 - La Moskowa, Russie, 7 septembre 1812). Fils de François Boisselier, tixier, et de Jeanne Maupin, qui résident ensuite à Champlitte (Haute-Saône). Major (lieutenant-colonel) du 5e régiment de hussards, il est tué à la bataille de La Moskowa, à l'âge de 43 ans. Lire sa biographie détaillée par ailleurs.
BOUCQUIN (Benjamin), lieutenant (Joinville 31 mars 1774 - Tarbes, Hautes-Pyrénées, 30 juin 1807). Fils de François-Nicolas Boucquin, marchand, et de Louise-Elisabeth Dalle. Sous-lieutenant dans la 40e demi-brigade d'infanterie de ligne, promu lieutenant au même corps le 11 mars 1802 ; lieutenant au détachement de recrutement de la Haute-Garonne, décédé à l'hôpital civil sédentaire de Tarbes d'une fluxion de poitrine, à l'âge de 33 ans, après avoir été hospitalisé le 25 juin 1807.
BOULANGER (Hubert-Nicolas), sous-lieutenant (Suzannecourt 3 novembre 1773 - en Russie 30 décembre 1812 ?). Fils de Claude-Nicolas Boulanger et de Marie-Antoinette Prignot. Sous-lieutenant au 29e régiment d'infanterie légère. A. Martinien mentionne un sous-lieutenant Boulanger (29e léger) blessé le 27 décembre 1812 à Borisow (Russie) et décédé trois jours plus tard.
BRAYER (Antoine), adjudant-commandant (Langres 24 décembre 1756 - Paris 7 février 1825 ?). Fils de Claude Brayer, maître boulanger, et de Didière Henry. Son acte de baptême figure dans son dossier conservé par le SHD. En service au régiment de Piémont (1774-1776), il sert en Corse. Enrôlé ensuite au régiment de Berry cavalerie (1776), il se marie en 1779 à Langres avec Marie-Anne Gélin puis obtient son congé (1781). En service dans la maréchaussée (1782), il est nommé brigadier dans la gendarmerie nationale de la Haute-Marne le 25 mars 1792 et sert dans le secteur de Fayl-Billot. Commandant du 1er bataillon de réquisition du district de Langres le 15 septembre 1793, à l'âge de 37 ans, Brayer participe au combat du bois de Mietisheim, les 25 et 26 décembre 1793. Il est dénoncé le 31 mars 1794 au ministère de la Guerre par la Société républicaine de Fayl-Billot qui se fonde sur des attestations d'officiers du bataillon de Langres lui reprochant notamment sa "lâcheté au combat". Après la dissolution du bataillon, il est nommé, par le Comité de salut public, adjoint aux adjudants-généraux, afin d'accompagner l'adjudant-général Laurens à l'armée des Ardennes (1794). Après les combats devant Charleroi, il est nommé par Saint-Just, représentant du peuple auprès de l'armée du Nord, adjudant-général chef de brigade (colonel) le 28 mai 1794. Passé à l'armée de Sambre-et-Meuse, il conduit jusqu'à Paris, au printemps 1795, un détachement de 6 000 hommes. Puis il est nommé à Liège, et enfin en Hollande. Confirmé adjudant général chef de brigade le 11 août 1795, il est chef d'état-major de la 6e division de l'armée de Sambre-et-Meuse et se distingue le 19 septembre 1795 à Dientz à la tête e la 87e demi-brigade de bataille. Il est cité dans un rapport du général Bonnard pour sa conduite le 20 août 1796 lors des opérations entre le Rhin et le Main. Non retenu dans l'organisation de l'armée d'Allemagne, Antoine Brayer se retire à Torcenay (Haute-Marne), d'où il conspue le 11 décembre 1796 "la morgue des émigrés" et "le drapeau blanc abhorré". Puis il est admis au traitement de réforme le 13 février 1797. Ayant réclamé un commandement de place ou d'un régiment de cavalerie, il est rappelé au service par le Directoire, le 17 février 1798, comme chef d'escadron, commandant le 26e escadron de gendarmerie nationale dans les départements de la Nièvre et du Cher. Accusé de malversations au détriment de la compagnie de gendarmerie du Cher, il est arrêté à Cologne le 17 novembre 1800 et condamné le 19 mai 1801, par le conseil de guerre de la 29e division militaire à Poitiers. Il est emprisonné jusqu'au remboursement de la dette - dont il s'acquitte - et destitué. Libéré, il semble s'établir à Passavant (Maine-et-Loire). En octobre 1808, il sollicite un emploi dans l'armée impériale mais en vain. Selon ses déclarations, il s'établit en Vendée. Présent à Paris pour régler la question la question de sa retraite, il est appelé le 14 mars 1815 à servir comme adjudant-commandant (colonel) auprès du général commandant le département de Seine-et-Marne. Rentré dans ses foyers le 20 mars 1815, il ne semble pas avoir été appelé durant les Cent-Jours mais, le 30 juin 1815, il reçoit l'ordre de rejoindre le lieutenant général Drouet d'Erlon à Belleville. Il sert à l'armée de la Loire jusqu'à son licenciement en juillet 1815. Installé à Paris, Brayer ne cesse de faire des réclamations auprès du "meilleur des rois" (Louis XVIII) pour obtenir une solde de retraite. Marié à Paris en 1820 à Florence Desumblot, père de deux enfants en bas âge, il semble correspondre au sieur Antoine Brayer décédé à Paris le 7 février 1825 selon l'état civil reconstitué de la capitale. Son dossier ne conserve plus de requêtes de l'adjudant-commandant Brayer après cette date. A noter qu'Antoine Brayer, confondu avec le général Michel-Silvestre Brayer (proscrit), semble s'être réfugié au début de la Restauration "chez un marchand d'allumettes" de Fayl-Billot.
BRULTE (Claude), capitaine (Dammartin-sur-Meuse 8 septembre 1769 - Saint-Hilaire, Seine-et-Oise, 26 décembre 1814). Fils de Jean-Baptiste Brulté, garde chasse, et de Françoise Michelot. Frère du capitaine Jean-Baptiste Brulté (cf Officiers haut-marnais de Napoléon, p. 149-150). Entré en service dans les Hussards braconniers (21e régiment de chasseurs à cheval) le 10 septembre 1792, il est nommé brigadier le 15 septembre 1792. Fourrier le 27 février 1795 puis maréchal des logis le 25 août 1795, il sert à l'armée du Nord de 1792 à l'an III, puis à l'armée de l'Intérieur de l'an IV à l'an VII, puis à l'armée d'Italie en l'an VIII et en l'an IX. Maréchal des logis-chef le 15 octobre 1799, il est nommé sous-lieutenant le 8 octobre 1802 au 21e RCC, à l'âge de 33 ans. Après l'armée des Côtes de l'Océan (ans XII-XIII), il se bat en Autriche, en Prusse et en Pologne. Blessé d'un coup de lance le 3 février 1807 à Ostrowo, il est retraité pour blessures le 15 avril 1808. Domicilié en Seine-et-Oise, il demande en mars 1813 à revenir en activité pour servir à l'intérieur mais, malade, il y renonce le 8 mai 1813. Capitaine de la 3e compagnie de chasseurs de la Légion de garde nationale mobile de Seine-et-Oise le 3 février 1814, il décède le 26 décembre 1814 des suites de blessures, à l'âge de 45 ans, dans la maison de M. Debrin. Il était l'époux de Marie-Elisabeth-Eloïse Hamet, 43 ans, domiciliée rue de la Calandre à Paris, en 1817.
CAILLET (Jean-Baptiste), lieutenant (Mareilles 31 décembre 1773 - en Guadeloupe 6 octobre 1805). Fils de Jean-Baptiste Caillet, menuisier, et de Simone Petit. Il est nommé sous-lieutenant le 20 juillet 1803, à l'âge de 30 ans. Lieutenant dans la 4e compagnie du 1er bataillon du 26e régiment d'infanterie de ligne, il décède à l'hôpital militaire des Saintes îles de Guadeloupe, à l'âge de 32 ans.
CAMUS (François), capitaine (Champigneulles-en-Bassigny 12 mai 1761 - ?). Fils de Jean-Baptiste Camus et de Marguerite Limaux. Engagé le 12 août 1780 au régiment d'artillerie d'Auxonne (futur 6e régiment d'artillerie à pied), il sert en Amérique. Lieutenant le 19 février 1794, il est nommé capitaine de 2e classe le 1er mai 1802. Il passe avec ce grade au 7e régiment d'artillerie à pied, où il est situé en l'an XIII. En l'an 1805, l'état militaire du corps impérial de l'artillerie - qui le dit né en 1759 - précise qu'il est aux Colonies. Le capitaine Camus n'apparaît pas dans l'état de 1811.
CHAMEROY (Jean-Baptiste-Maurice), sous-lieutenant (Bussières-lès-Belmont 12 août 1789 - 6 juillet 1815). Fils de François Chameroy, tonnelier, et de Catherine Girardot. Tonnelier, il part le 28 octobre 1808 rejoindre le régiment des fusiliers de la Garde impériale. Incorporé au 1er régiment des tirailleurs de la Garde impériale le 9 novembre 1808, il fait les campagnes de 1809 et 1810 en Allemagne et en Espagne. Passé le 20 août 1811 au 76e régiment d'infanterie de ligne, il est promu sergent-major le 4 août 1813. Nommé sous-lieutenant par décret du 10 juillet 1813, à l'âge de 24 ans, officier au même corps, il est blessé à Ligny puis à Wavre (juin 1815), et décède des suites de ses ses blessures (selon A. Martinien), à l'âge de 26 ans.
CHAMEROY (Pierre), capitaine (Rouvres-sur-Aube 24 janvier 1767 - Rouvres-sur-Aube 2 janvier 1835). Fils de Jean Chameroy et de Marie-Anne Andriot. Frère du lieutenant-colonel François Chameroy. Elu capitaine de la 8e compagnie du 21e bataillon de volontaires nationaux dit de la réserve le 21 septembre 1792, à l'âge de 25 ans, il est fait prisonnier le 18 mars 1793 à Neerwinden. Il est toujours officier au 16e régiment d'infanterie de ligne, en 1805. Marié avec Marie-Anne Bitzberger, maire de Rouvres-sur-Aube, il est officier au Corps-franc de la Haute-Marne pendant les Cent-Jours.
CHAPEAU (Barthélémy), lieutenant (Vaux-la-Douce 2 décembre 1771 - 23 janvier 1829). Fils de Nicolas Chapeau, laboureur, et de Françoise Voilquin. Canonnier au 4e bataillon des volontaires des Vosges le 13 avril 1793, il fait les campagnes de 1793 à 1796 à l'armée du Rhin. Passé à la 4e compagnie de canonniers volontaires le 14 décembre 1796, puis au 2e régiment d'artillerie à pied le 11 septembre 1802, il participe aux campagnes de 1797 à 1802 à l'armée d'Italie et à l'île d'Elbe. Artificier le 11 janvier 1804, sergent le 5 octobre 1805, il sert à l'armée d'Italie (1806), à la Grande Armée en Poméranie (1807-1808). Sergent-major le 1er juin 1809, il prend part à la campagne d'Allemagne, puis est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 18 octobre 1812. Nommé lieutenant de deuxième classe au même corps le 24 octobre 1812, à 41 ans, il se bat en Russie où il est fait prisonnier. De nouveau membre de la Légion d'honneur le 25 mars 1815, commandant l'artillerie du château de Ham en 1815, il est placé chef artificier au régiment de Metz artillerie à pied le 1er mai 1816. Garde d'artillerie, époux de Thérèse Durandeu, il est domicilié dans les Pyrénées-Orientales à son décès.
CHARLES (François), sous-lieutenant (Ravennefontaine 4 mars 1781 - La Moskowa 8 septembre 1812). Fils de Sébastien Charles et de Jeanne Dalloz. Remplaçant, il est incorporé le 19 juin 1799 dans la 57e demi-brigade d'infanterie de ligne. Caporal le 30 décembre 1805, il est promu sergent le 1er mai 1808. Blessé de deux coups de feu aux bras le 7 septembre 1812 à La Moskowa, il est nommé sous-lieutenant par décret du 25 septembre 1812, à l'âge de 31 ans. Il décède le 8 septembre 1812 des suites de ses blessures (Source : C. Penichon).
CHARLES (Nicolas-Marie-Abel) (Langres 14 octobre 1790 - ?). fils de Jean-Nicolas Charles, avocat en parlement, et de Marie-Claude Vérillot de Lorme (paroisse Saint-Amâtre de Langres). Filleul d'un lieutenant-colonel d'infanterie (son grand-oncle). Elève à l'école spéciale militaire, il sera capitaine au 10e régiment d'infanterie selon son dossier conservé au SHD.
CORNEVIN (Antoine), capitaine (Récourt 1er février 1765 - Fort de France, Martinique, 24 septembre 1805). Fils d'Antoine Cornevin et de Jeanne Martinot. Caporal (1788), il est nommé sergent le 30 janvier 1792. Sergent-major dans la 42e demi-brigade de bataille le 13 décembre 1793, il est nommé officier le 28 décembre 1793, à l'âge de 28 ans. Sous-lieutenant dans la 90e demi-brigade d'infanterie de ligne, il est nommé lieutenant par le général Brune le 23 octobre 1799, en raison de "la bravoure et les talents militaires que vous avez déployés dans les différentes affaires [...] pendant la présente campagne contre les Austro-Russes". Effectivement lieutenant le 30 octobre 1799, employé dans la 90e en 1802, il est capitaine, commandant la 2e compagnie du 1er bataillon du 82e régiment d'infanterie de ligne en Martinique. Il décède à l'hôpital, à l'âge de 40 ans.
CORNEVIN (Pierre), capitaine (Récourt 13 janvier 1770 - Tortorse, Espagne, 3 ou 4 août 1810). Fils d'Antoine Cornevin et de Jeanne Martinot. Frère du précédent. Nommé capitaine adjudant-major le 1er mars 1808, il sert au 14e régiment d'infanterie de ligne où il commande une compagnie le 1er septembre 1809. Il est tué au siège de Tortose, à l'âge de 40 ans. Il était membre de la Légion d'honneur depuis le 21 juillet 1808.
DENAYER (Auguste), capitaine (Joinville 8 décembre 1775 - Donnau, Pologne, 27 juin 1807). Fils de Louis-Marie-Joseph Denayer, officier, et de Marie-Antoinette Myon. Neveu du général Denayer. Soldat au 1er régiment d'infanterie le 15 mai 1792, il est capturé à Breda la même année. Nommé sous-lieutenant dans la 2e demi-brigade de la Légion de police générale, le 8 novembre 1795, à l'âge de 20 ans, il est réformé et placé comme sous-lieutenant à la suite dans la 41e demi-brigade le 21 février 1797. Aide de camp du général Denayer, son oncle, le 20 mai 1798, il passe au 7e régiment de dragons le 3 septembre 1799. Lieutenant le 21 mai 1800, il est proposé pour le grade de capitaine par son oncle dont il est toujours aide de camp (le 26 mai 1801). Affecté comme lieutenant par le général Bonaparte au 11e régiment de dragons le 20 février 1802, de nouveau proposé pour le grade de capitaine au 8e régiment de dragons (22 août 1805), il l'obtient enfin le 25 mai 1807, au 11e régiment de dragons. Grièvement blessé par un coup de boulet le 14 juin 1807 au soir de la bataille de Friedland, hospitalisé à l'hôpital ambulant de Donnau le 23 juin 1807, il y décède le 27 juin 1807, à l'âge de 32 ans. Il était l'époux d'Adélaïde-Jeanne Gérard, née à Paris en 1774, pensionnée le 17 octobre 1807 par décret de Napoléon. Source : dossier d'officier, GR 2 YE 1115, SHD.
DENAYER (Jean-Isidore), capitaine (Dommartin-le-Franc 3 mai 1769 - en Russie 1812). Fils de Nicolas-Joseph Denayer et d'Elisabeth Marchand. Elève à l'Académie, il est employé de bureau au ministère de la Guerre (1791). Marié à Louise-Agnès-Catherine Mignot en l'an II, ingénieur topographe, il réalise le plan en relief du champ de bataille d'Austerlitz en 1806. Capitaine de 2e classe le 30 janvier 1809, il est envoyé en mission à Este (Italie). La même année, il se met à la tête de 70 dragons et de quelques fantassins du 32e léger italien, repousse des insurgés et capture leur chef. Au cours de la campagne de Russie, il devient aide de camp du général Mathieu Dumas et disparaît, à l'âge de 43 ans.
DENIS (Pierre), sous-lieutenant (Guindrecourt-sur-Blaise 7 juillet 1779). Fils de Juste Denis, laboureur, et d'Anne Buat. Entré en service le 1er décembre 1799 dans la 65e demi-brigade d'infanterie de ligne, il sert à l'armée des Côtes de l'an XI à l'an XIII, puis à l'armée du Nord de l'an XIV à 1806. Caporal le 6 juin 1806, sergent le 1er avril 1807, il sert en Hollande et en Zélande de 1807 à 1809. Sergent-major le 3 octobre 1809, en service à Walcheren en 1810, il est nommé sous-lieutenant au même corps, à l'âge de 33 ans. Il s'agit peut-être du lieutenant du 65e de ligne tué le 18 octobre 1813 à Leipzig selon A. Martinien.
DONNOT (Pierre), capitaine (Prauthoy 18 mars 1765 - Belfort, Territoire de Belfort, 24 décembre 1818). Fils de Jacques Donnot, vigneron, et de Marie Bourcey. Il se marie en 1792 à Bastia avec Marie Ghio. Sous-lieutenant, il sert dans la 63e demi-brigade d'infanterie de ligne, en 1802. Lieutenant le 5 octobre 1803, puis capitaine au même corps, il est blessé à Talavera (1809). Chevalier de la Légion d'honneur le 23 janvier 1811, il commande la 3e compagnie du 5e bataillon du 63e de ligne, à Belfort, en 1813-1814. Cessant de servir le 1er juillet 1818, il décède capitaine d'infanterie retraité en son domicile du 226, rue des Armes. Selon son acte de décès, il était l'époux d'Antoinette Guyon.
DROUOT (Claude), capitaine (Corgirnon 13 juillet 1777 - Dresde 21 octobre 1813). Fils de Pierre Drouot, laboureur, et de Jeanne Varney. Laboureur, entré en service le 20 juin 1799 dans la 76e demi-brigade d'infanterie de ligne, il est nommé caporal le 22 avril 1802, puis sergent le 22 mars 1805. Sergent-major le 1er juillet 1808, puis adjudant sous-officier le 14 novembre 1808, il est nommé sous-lieutenant au même corps le 13 mai 1811, à l'âge de 34 ans. Capitaine (1813) au même régiment, blessé le 13 octobre 1813, il décède le 21 octobre 1813, à l'âge de 36 ans. Il était membre de la Légion d'honneur selon C. Penichon.
DROUOT (Pierre), sous-lieutenant (Parnot 11 septembre 1774 - Vienne, Autriche, 23 octobre 1809). Fils de Blaise Drouot, laboureur, et de Jeanne Rolot. Entré en service le 1er septembre 1793, il sert au 2e bataillon de la 31e demi-brigade d'infanterie de ligne. Passé dans la 105e demi-brigade d'infanterie de ligne le 20 juin 1803, il a été nommé successivement caporal le 28 septembre 1799, caporal fourrier le 28 novembre 1799, sergent et sergent-major le 11 janvier 1803. Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à Eylau (1807), il est nommé par décret sous-lieutenant au même corps (1809), à l'âge de 35 ans. Il décède la même année à l'hôpital de Vienne (Autriche).
DUCROCQ (François-Henri), lieutenant (Joinville 27 janvier 1783 - Leipzig 16 octobre 1813). Fils d'Antoine Ducrocq, cavalier italien au régiment de Languedoc dragons en garnison à Joinville, et de Jeanne Soyez. Il est promu sous-lieutenant au 6e régiment de chasseurs à cheval le 9 juin 1812, à l'âge de 29 ans. Blessé à La Moskowa, lieutenant le 16 août 1813 (rang du 24 juillet 1813), il est tué à la bataille de Leipzig (le 16 octobre 1813 selon le registre des officiers, le 18 selon A. Martinien).
GAILLET (Jean), sous-lieutenant (Chamouilley 6 juin 1775 - Wilna, Russie, 25 janvier 1813). Fils de Pierre, maréchal ferrant, et de Marie Pissot. Domicilié à Wassy. Engagé volontaire le 20 avril 1794 dans le 1er bataillon des chasseurs de la Marne, il passe dans la 16e demi-brigade puis la 20e demi-brigade d'infanterie légère. Incorporé le 18 janvier 1798 dans la 3e demi-brigade d'infanterie de ligne, il est blessé d'un coup de feu à l'épaule droite au blocus de Gênes le 30 avril 1800. Caporal le 29 mai 1800, il est nommé sergent le 30 juillet 1803. Sergent-major le 14 janvier (ou juillet) 1806, il passe au 105e régiment d'infanterie de ligne le 16 juin 1808. Adjudant sous-officier le 1er février 1811, nommé sous-lieutenant, il est blessé le 10 décembre 1812 devant Wilna en Russie (selon A. Martinien). Sous-lieutenant au 4e bataillon du régiment, il décède par suite de fièvre, à l'âge de 38 ans.
GELY (François), capitaine (Langres 6 avril 1759 - Auerstaedt 14 octobre 1806). Fils de Claude Gely, musicien de l'église cathédrale, et de Françoise Gillot. Engagé le 10 février 1778 au régiment d'infanterie du Boulonnais, dit Roland, il est congédié le 10 février 1786. Il est nommé capitaine le 15 mai 1793. Officier au 13e régiment d'infanterie légère, en 1804, puis en Prusse, il est tué à Auerstaedt selon A. Martinien.
GERARD (Pierre), lieutenant (Sommevoire 2 mars 1758 - Mâcon, Saône-et-Loire, 26 mars 1824). Fils de Nicolas Gérard, drapier, et de Marie-Anne Blumeray. Il se marie en 1800, à Chalon-sur-Saône. Lieutenant, il commande le dépôt de gendarmerie à Chalon-sur-Saône, en 1812.
GILLET (Joseph), capitaine (Bouzancourt 7 juin 1775 - Metz, Moselle, 14 juillet 1822). Fils de Claude Gillet et de Marie Duchêne. Officier d'état-major de place, il se marie en 1803 à Cologne avec Anne-Marie Schieffer. Il sera capitaine, archiviste dans la 3e division militaire.
GILLOT (Jean-Baptiste-Hubert), sous-lieutenant (Langres 3 novembre 1772 - Cintrey, Haute-Saône, 31 juillet 1832). Fils de Laurent Gillot, fondeur, et de Marguerite Henriot. Maréchal des logis au 11e régiment de dragons, il est nommé sous-lieutenant au même corps le 9 octobre 1813, à l'âge de 41 ans. Il est blessé le 14 octobre 1813 à Wachau et le 20 janvier 1814 dans une reconnaissance, selon A. Martinien. Puis il est mis à la retraite. Marié en 1820 à Cintrey (Haute-Saône) avec Anne-Catherine Chevallier.
GREPINET (Jean-Claude), sous-lieutenant (Bourbonne-les-Bains 25 juillet 1779). Remplaçant, il est incorporé le 19 juin 1799 dans la 57e demi-brigade d'infanterie de ligne. Caporal le 21 avril 1802, fourrier le 7 mai 1802, il est nommé sergent le 25 avril 1809. Adjudant sous-officier le 26 août 1809, il est promu sous-lieutenant par décret du 30 octobre 1812, à l'âge de 33 ans. Il disparaît le 16 novembre 1812 pendant la retraite de Russie selon C. Pénichon.
HABERT (Nicolas-Quentin), lieutenant (Nijon 12 juillet 1783). Fils de Jean-Baptiste Habert de Marie-Marguerite Quentin. Frère du lieutenant Jean-François Habert, demi-frère du colonel Jean-Nicolas Habert (Officiers haut-marnais, p. 66-68, p. 204). Lieutenant du génie.
HUOT (Pierre), sous-lieutenant (Langres 24 novembre 1779). Fils d'Etienne Huot et de Catherine Hugot. Tisserand, il est incorporé le 17 juin 1799 dans la 36e demi-brigade d'infanterie de ligne. Caporal le 21 mai 1802, fourrier le 23 septembre 1802, il est promu sergent le 29 avril 1804. Sergent-major le 1er juillet 1808 puis adjudant le 9 août 1809, il est nommé sous-lieutenant le 17 septembre 1809, à l'âge de 30 ans. Officier au même corps, il est blessé à Busaco (1810) selon A. Martinien.
JACQUIN (François-Joseph), capitaine (Poissons 21 septembre 1767). Fils de Nicolas Jacquin et de Marie Rambeau. Lieutenant au 155e régiment d'infanterie de ligne, il est blessé le 16 octobre 1813 à Leipzig puis le 9 février 1814 à La Ferté-sous-Jouarre. Il sera capitaine au même corps le SHD.
JACQUOT (Zéphirin), capitaine (Louvemont 24 août 1776 - en Espagne 14 mars 1811). Fils de François Jacquot, commis à la forge du Châtelier, et de Jeanne Adam. Entré en service en 1792, il est nommé lieutenant d'artillerie le 16 mars 1797, à l'âge de 21 ans. Capitaine le 29 octobre 1803, il est officier au 7e régiment d'artillerie à pied, à Strasbourg, comme capitaine en second. Officier au 5e régiment d'artillerie à pied, membre de la Légion d'honneur, il est blessé le 6 mars 1811 lors du siège de Badajoz - ses jambes ont été "fracassées par un éclat de bombe" - et décède le 14 mars 1811 (selon A. Martinien).
JEANDOT (Claude), lieutenant (Saint-Thiébault 9 novembre 1770 - Péronne, Somme, 10 juillet 1821). Dit aussi Charles-Claude Jeandot. Fils de Félix-Joseph Jeandot, domicilié à Vivier-le-Gros (Vosges), et de Lucie Chailly. Ayant perdu un oeil au passage du Mincio, adjudant sous-officier au 6e régiment d'artillerie à pied, en 1805, il est garde magasin d'artillerie de la place de Péronne quand, sur autorisation du ministre de la Guerre, il se marie le 11 décembre 1808 à Péronne avec Madeleine-Célestine Vaillant. Garde de 3e classe à Péronne, il défend jusqu'au 26 juin 1815 la place contre les Anglais après Waterloo (1815) et passe pour avoir tiré "les derniers coups de canon qu'on ait entendus jusqu'à Paris" (lettre de Béranger à A. Thiers en 1833). Il cesse de servir le 1er avril 1816 comme lieutenant garde d'artillerie. L'auteur d'une histoire de la ville de Péronne le qualifie de "zélé bonapartiste". Officier retraité, il est domicilié à Neuville-lès-Bray (Somme) où naît un fils - futur chef d'escadron d'artillerie - en 1819.
LAMORRE (Joseph), sous-lieutenant (Fronville 25 mai 1786 - en Espagne 26 août 1812). Fils de Charles Lamorre et de Madeleine de la Veuve des Chénois. Frère du lieutenant Antoine Lamorre (Officiers haut-marnais de Napoléon, p. 217). Admis comme vélite dans la Garde impériale le 11 avril 1805, il fait les campagnes de l'an XIV à 1807. Sous-lieutenant au 25e régiment d'infanterie légère, il est blessé le 22 juillet 1812 au combat en Espagne, et décède le 26 août 1812 (selon A. Martinien), à l'âge de 26 ans.
LAPAUME (Louis), lieutenant (Vaillant 16 janvier 1773 - en Italie 17 novembre 1805). Fils de Louis Lapaume, manouvrier, et de Madeleine Camus. Il est sous-lieutenant dans la 77e demi-brigade d'infanterie de ligne, en 1802. Lieutenant le 20 juin 1803, servant au 79e régiment d'infanterie de ligne (où a été versée la 77e demi-brigade), il meurt noyé au passage de l'Isonzo (selon A. Martinien), à l'âge de 32 ans. Frère de François Lapaume (1775-1835), lieutenant aux Invalides.
LAPROVOTTE (François), sous-lieutenant (Montesson 13 mars 1778). Fils de Nicolas Laprovotte et de Reine Fournier. Domicilié à Ouge (Haute-Saône), conscrit de l'an VII, il est incorporé dans la 23e demi-brigade d'infanterie de ligne le 13 décembre 1798. Caporal le 26 juillet 1802, il est nommé fourrier le 16 août 1809, puis sergent le 11 mai 1811. Sergent-major le 24 février 1813, vaguemestre le 11 avril 1813, il est nommé sous-lieutenant au même corps le 8 juillet 1813, à l'âge de 35 ans. Il est blessé le 6 septembre 1813 à Juterbock (Saxe) selon A. Martinien.
LEFE(B)VRE (Nicolas), lieutenant (Troischamps 17 mai 1757). Fils de Pierre Lefebvre et de Françoise Messager. Il est nommé sous-lieutenant le 23 septembre 1800, à l'âge de 43 ans. Officier au 102e régiment d'infanterie de ligne, il passe lieutenant le 21 septembre 1806 puis il est retraité le 19 octobre 1808.
LEGROS (Jean-Bernard-Louis), sous-lieutenant (Bourbonne-les-Bains 24 août 1782). Fils de Louis-Nicolas Legros, receveur des aides et directeur des postes, et de Claudette-Gasparine Le Normand. Il est nommé sous-lieutenant au 17e régiment de dragons le 7 décembre 1814, avec rang du 12 juin 1813, à l'âge de 32 ans.
LOGEROT (Jacques), lieutenant (Anrosey 4 décembre 1773 - Sorento, royaume de Naples, 16 janvier 1808). Fils de Jean Logerot, tonnelier, et de Marguerite Briandet. Il est nommé sous-lieutenant le 8 septembre 1803, à l'âge de 30 ans. Officier dans la 52e demi-brigade (puis régiment) d'infanterie de ligne, promu lieutenant, il est nommé membre de la Légion d'honneur le 23 octobre 1808. Lieutenant dans la compagnie de grenadiers du 1er bataillon du 52e régiment d'infanterie de ligne, il décède de maladie dans sa chambre, à l'âge de 35 ans.
MALAUMONT (Jacques-François), lieutenant (Bettancourt-la-Ferrée 23 août 1785). Fils de Claude-François Malaumont, manouvrier, et de Marie-Thérèse Burteau. Volontaire auprès du maréchal Lefebvre le 15 mars 1808, il est nommé sous-lieutenant à la suite du 26e régiment d'infanterie légère le 11 octobre 1809, à l'âge de 24 ans. Ayant pris part à la Campagne d'Allemagne, passé sous-lieutenant titulaire au 2e régiment d'infanterie de ligne le 15 décembre 1809 (en remplacement de M. Dieu), il est proposé pour le grade de lieutenant dans la 1ère compagnie du 1er bataillon (en remplacement de M. Lecoq, passé capitaine), le 26 décembre 1811.
MALAUMONT (Jean), lieutenant (Bettancourt-la-Ferrée 25 février 1776). Frère du précédent. Entré en service au 1er bataillon de réquisition du district de Saint-Dizier (an II), il passe comme pionnier de la 6e compagnie à l'armée de la Moselle le 15 novembre 1793. Caporal au 8e bataillon de sapeurs le 5 mars 1794, il sert à l'armée de Sambre-et-Meuse en l'an III et l'an IV de la République. Sergent le 13 juin 1796, il est conservé au 3e bataillon de sapeurs à son organisation le 18 juin 1798. Ayant servi aux armées du Rhin (an V), du Danube et du Rhin (ans VII et VIII), il est nommé sous-lieutenant par le Premier consul le 28 février 1800, à l'âge de 24 ans, après les combats d'Ostrach et Libtengen. Le 26 novembre 1802, alors qu'il sert comme lieutenant en second dans la 7e compagnie du 4e bataillon de sapeurs, il fait une demande - appuyée par les généraux Moreau, Lecourbe et Montrichard - d'un sabre d'honneur. Le rapport stipule qu'il est distingué près de Sulgaw en délivrant une ambulance française prise par l'ennemi et en forçant ce dernier à retraiter ; que dans une reconnaissance du pont de l'Inn, le 9 décembre 1800, il est passé sur la rive opposée et a poussé l'ennemi à l'abandonner ; qu'il a donné des "preuves de son courage" lors du passage de la Salach, se jetant à l'eau sous les balles, découvrant un gué, revenant et passant le cours d'eau à la tête de trois compagnies de la 108e demi-brigade d'infanterie de ligne. Le 25 septembre 1805, le ministre de la Guerre demande au général Lauriston, gouverneur de Branau, que Malaumont soit "arrêté et livré aux tribunaux". L'officier voit sa démission acceptée le 31 janvier 1806. Source : dossier d'officier, GR 2 YE 2661, SHD.
MARIVET (Constant-Toussaint), lieutenant (Dammartin-sur-Meuse 25 septembre 1763). Il est sous-lieutenant au 1er bataillon de sapeurs, en 1802. Nommé lieutenant de 2e classe le 22 décembre 1801 ou 15 mars 1802, il sert au 2e bataillon de sapeurs, en 1804, en 1806, mais n'apparaît plus dans l'état de 1807.
MIELLE (François), capitaine (Vesvres-sous-Chalancey 16 mars 1748 - Saint-Martin-de-Ré, Charente-Maritime, 9 mai 1817). Fils de François Mielle, laboureur, et de Jeanne Baillet. Il s'engage en 1769 dans le régiment d'artillerie de Strasbourg. Nommé officier (1793), à l'âge de 45 ans, il est lieutenant en premier au 5e régiment d'artillerie à pied, grade confirmé depuis l'an IV de la République. Capitaine le 20 février 1801, il est capitaine en second au même corps, à l'île de Ré, en 1802, puis toujours capitaine dans ce régiment, en 1805. Marié en 1803 à Saint-Martin-du-Ré avec Marie-Thérèse Blaideau, il est retraité.
MITAUT (Joseph), lieutenant (Heuilley-Cotton 22 août 1787). Fils de Didier Mitaut et de Françoise Thirion. Etudiant, il part rejoindre le régiment de fusiliers de la Garde impériale le 28 octobre 1808. Lieutenant au 28e régiment d'infanterie légère, il est blessé le 13 décembre 1813 à Saint-Pierre-d'Irube.
MONIER (Hubert), lieutenant (Doulevant-le-Château 31 juillet 1785 - Castalla, Espagne, 13 avril 1813). Ou Monnier. Fils de Louis Monier, jardinier, et de Lucie Thomassin. Lieutenant au 3e régiment d'infanterie légère, il est tué en Espagne, à l'âge de 38 ans, selon A. Martinien.
MOUILLET (François), capitaine (Manois 14 juillet 1767 - en Russie 1812). Fils d'Urbain Mouillet, manouvrier, et de Françoise Mirandé. Entré en service en 1787, il est nommé lieutenant le 11 juin 1794, à l'âge de 27 ans. Capitaine le 23 septembre 1799, il est capitaine de 2e classe au 4e régiment d'artillerie à cheval, employé dans une place, en 1802. Passé capitaine de 1ère classe le 19 août 1802, il sert au même corps, à Turin, en 1804. Capitaine-commandant au même corps, en 1811, il commande la 6e compagnie (attachée à la division de cavalerie légère du 3e corps des réserves de cavalerie en Russie), d'après les souvenirs du général Griois. Il est blessé mortellement à la bataille de La Moskowa, selon A. Martinien, à l'âge de 45 ans.
PAILLETTE (François), sous-lieutenant (Andelot 3 septembre 1765 - Bar-le-Duc, Meuse, 1er avril 1837). Fils de Jean-Pierre Paillette et de Jeanne Royer. Il s'engage le 21 avril 1784 dans le régiment d'artillerie d'Auxonne. Sous-lieutenant quartier-maître trésorier de la gendarmerie de la Meuse, il se marie en 1802 à Montier-en-Der avec Marie-Emilie Lassire. Il occupe la même fonction, en 1807.
PARIZET (Charles-François-Louis), capitaine (Saint-Dizier 28 octobre 1766 - 11 août 1805). Capitaine dans la 101e demi-brigade (puis régiment) d'infanterie de ligne, il employé auprès d'un général (Montchoisy) au moment de son décès.
PEIGNOT (François-Emile), sous-lieutenant (Arc-en-Barrois 27 décembre 1793). Fils d'Etienne-Gabriel Peignot, célèbre homme de loi, avocat à Vesoul, et de Françoise Durget. Elève à l'école spéciale militaire de Fontainebleau (matricule 3 306), sous-lieutenant au 69e régiment d'infanterie de ligne, il est blessé le 26 août 1813 à Dresde (selon A. Martinien). Il serait décédé le 13 novembre 1813. Son demi-frère Jean-Joseph (1795-1860), né à Vesoul, a été garde d'honneur en 1813.
PERIN (Etienne), capitaine (Saint-Dizier 30 août 1765 - Molsheim, Bas-Rhin, 2 octobre 1809). Fils de Toussaint Perin et de Marie-Catherine Gaillard. Marié avant 1796 à Marie-Louise-Odile Haussmann, il est promu capitaine le 29 mai 1802. Quartier-maître trésorier du 8e régiment de dragons, en 1802, employé au dépôt du régiment, il décède en son domicile à l'âge de 44 ans.
PERROT (Benigne), capitaine (Aprey 4 novembre 1773). Fils de François Perrot, manouvrier, et de Jeanne Monjardet. Mémoire des Hommes le dit né le 30 avril 1773. Canonnier le 12 septembre 1792, il sert dans la 33e demi-brigade d'infanterie de ligne, puis passe au 5e régiment d'artillerie en l'an IV. Il est nommé sous-lieutenant le 30 mai 1799, à l'âge de 27 ans. Officier au 17e régiment d'infanterie de ligne, en 1805, il semble correspondre au capitaine Perot tué à Wagram selon A. Martinien.
PILLOT (Claude-Gabriel), sous-lieutenant (Soulaucourt-sur-Mouzon 19 décembre 1787 - 8 août 1815). Fils de François Pillot, charpentier, et d'Elisabeth Guillaume. Charpentier, il entre en service le 6 novembre 1808 dans le 1er régiment de tirailleurs-chasseurs de la Garde impériale. Il fait les campagnes d'Allemagne (1809) et d'Espagne (1810-1811). Admis dans le bataillon d'élite de Fontainebleau le 25 avril 1811, sergent le 26 septembre 1811, il passe au 6e régiment de voltigeurs de la Garde impériale le 5 octobre 1811. Il se bat en Russie puis passe au 5e régiment de tirailleurs de la Garde impériale le 7 mars 1813. Nommé sous-lieutenant par décret le 8 avril 1813, à l'âge de 26 ans, il sert dans la 2e compagnie du 1er bataillon du même corps. Blessé le 26 août 1813 à Dresde (selon A. Martinien), il est lieutenant au 23e régiment d'infanterie de ligne la même année, selon le SHD. Il s'agit sans doute du sous-lieutenant Pillot, du 23e régiment d'infanterie de ligne, blessé le 18 juin 1815 à Wavre (Belgique), décédé le 8 août 1815 (selon A. Martinien).
PITOIS (Jean-Baptiste), sous-lieutenant (Chaumont 16 mars 1765). Fils de Jean-Claude Pitoy [sic], compagnon drapier, et de Marguerite Angelot. Incorporé le 8 janvier 1785, caporal le 21 juin 1787, il est nommé sergent le 1er juin 1792. Sergent-major le 28 août 1793, adjudant sous-officier le 19 août 1800, il sert dans la 55e demi-brigade d'infanterie de ligne. Nommé sous-lieutenant le 21 mai 1804, à l'âge de 39 ans, il est congédié avec pension en 1809.
POPIN (Jean-Baptiste), lieutenant (Perrusse 9 avril 1783 - 29 juillet 1878). Il est nommé lieutenant le 24 septembre 1813. Adjudant-major au 1er régiment du génie, en 1820, il est capitaine au même corps, chevalier de la Légion d'honneur (1827). Il totalise 38 ans de services en 1838. Capitaine retraité, il est domicilié à Metz, en 1864.
RAULET (Nicolas), sous-lieutenant (Mussey-sur-Marne 10 juillet 1779). Ou Rollet. Fils de Jean Raulet et de Jeanne Olivier. Il est indiqué né le 13 juillet 1779 à Mussé (Marne) dans ses états de services (Rollet) ou né le 4 juillet 1779 sous le nom de Jean-Baptiste Rolet selon son dossier d'officier. Incorporé le 19 avril 1800 dans le bataillon complémentaire de la 85e demi-brigade (puis régiment) d'infanterie de ligne, fusilier, il est nommé caporal le 7 septembre 1806. Sergent le 18 février 1806, il est blessé à Iéna. Il est nommé sous-lieutenant au même corps le 11 août 1812, à l'âge de 33 ans.
REGNARD (Pierre), lieutenant (Chaumont 25 février 1776 - Dieppe, Seine-Maritime, 7 septembre 1816). Ou Renard. Fils de Louis Regnard, premier huissier à la maîtrise de Chaumont, et de Françoise Laurent. Frère du capitaine Jean-Baptiste Regnard (Officiers haut-marnais, p. 269-270). Originaire de la paroisse Saint-Jean-Baptiste. Son dossier au SHD le dit né le 28 septembre 1786 à Chaumont. Canonnier dans la 4e compagnie du 4e régiment d'artillerie à Granville (Manche), il se marie dans cette commune en janvier 1799 avec Jeanne-Nicolas Aubert. Officier dans la 5e compagnie de canonniers vétérans à Ostende (Belgique), en 1813 (à la naissance d'un fils à Granville), il est lieutenant dans la 12e compagnie de canonniers vétérans à son décès à Dieppe à l'âge de 40 ans.
REGNAULT (Nicolas), lieutenant (Osne-le-Val 10 février 1772). Dit également Renaud. Fils de Joseph Regnault et de Marguerite de Bar (Debard). Sortant de l'artillerie, il est chasseur dans la 7e compagnie de la 10e (puis 20e) demi-brigade d'infanterie légère. Caporal le 8 mars 1799, hospitalisé le 15 août 1799, il est rayé des contrôles le 21 mars 1800. Passé au 7e régiment d'infanterie légère, il y sert comme lieutenant en Russie. Les documents militaires le disent né à Aimeleval (sic), district de Joinville, le 11 février 1771.
REMY (Dominique), capitaine (Soulaincourt 10 février 1775). Fils de Nicolas Remy. Sous-lieutenant au 5e régiment d'infanterie légère, il est blessé le 27 janvier 1809 à Saragosse, puis de nouveau dans cette même ville le 16 mai 1809, comme lieutenant. Capitaine au même corps, il est blessé le 23 mai 1809 à Arcaniz.
RICHARD (Remy), sous-lieutenant (Mertrud 26 janvier 1777 - Tarragone, Espagne, 8 juillet 1811). Fils de François Richard, vannier, et de Françoise Ferron. Conscrit de l'an VII, il entre en service le 19 juin 1799 dans la 25e demi-brigade d'infanterie légère. Il fait les campagnes des Grisons (an VII), d'Italie (ans VIII et IX), d'Angleterre (ans XII-XIII). Caporal le 27 mai 1804, il passe au 7e régiment d'infanterie de ligne le 3 janvier 1805 puis au 5e régiment d'infanterie légère le 13 janvier 1805. Nommé sous-lieutenant au même corps, il est blessé le 16 juin 1811 à Tarragone et décède le 8 juillet 1811, selon A. Martinien.
RICHOUX (Jean-Baptiste), lieutenant (Chaumont 1er juillet 1774). Fils de Nicolas Richoux, bourgeois, et de Marie-Louise Robert. Nommé sous-lieutenant le 8 juin 1803, à l'âge de 29 ans, il est officier au 37e régiment d'infanterie de ligne, en 1804.
ROBERT (Nicolas), lieutenant (Montigny-le-Roi 17 novembre 1776). Fils de Henry Robert et de Marie Galliere. Conscrit, il entre en service le 19 juin 1799 dans la 57e demi-brigade d'infanterie de ligne. Caporal le 30 mai 1802, fourrier le 21 avril 1804, il est promu sergent le 10 décembre 1806. Sergent-major le 11 décembre 1806, adjudant sous-officier le 25 avril 1807, il est nommé sous-lieutenant le 3 juillet 1807, à l'âge de 31 ans. Selon Christophe Pénichon, il passe lieutenant le 10 octobre 1812, est capturé le 26 novembre 1812 en Russie, où il est présumé mort.
ROGER (Pierre), capitaine (Arc-en-Barrois 7 avril 1758 - Paris 17 mai 1834). Fils de Léonard Roger, laboureur, et de Nicole Rossignol. Il est capitaine au 122e régiment d'infanterie de ligne, en 1809. Il décède capitaine aux Invalides.
RONDOT Louis, lieutenant (Dommarien - en Italie 6 mars 1808). Il est né le 11 novembre 1767 à Dommarien selon son dossier d'officier. Ne s'agit-il pas plutôt de Louis Rondot, fils de Nicolas Rondot et de Marie Odot, né le 23 novembre 1764, voire de Louis Rondot, fils d'Etienne Rondot et de Rose Lepargy, né le 19 septembre 1777 ? Il est nommé sous-lieutenant le 12 décembre 1800 au 7e régiment de dragons. Lieutenant au même corps le 14 novembre 1806, il est fait membre de la Légion d'honneur le 30 novembre 1807. Il meurt à la suite d'une chute de cheval en Italie.
RONOT (Michel), capitaine (Vivey 8 décembre 1767 - Tarragone, Espagne, 31 mai 1811). Fils de Germain Ronot, laboureur, et de Françoise Maistrot. Elu sergent-major au 21e bataillon de volontaires nationaux dit des fédérés le 21 septembre 1792, il est nommé sous-lieutenant le 10 août 1793, à l'âge de 26 ans. Lieutenant le 4 novembre 1794, situé au 16e régiment d'infanterie de ligne en 1804, il passe capitaine le 16 mai 1806. Capitaine de la 4e compagnie du 1er bataillon du 16e régiment d'infanterie de ligne, il meurt à 4 heures du soir le 31 mai 1811 des suites d'un coup de feu, à l'âge de 45 ans.
ROUSSELLE (Zénon), lieutenant (Wassy 21 décembre 1792 - Paris 4 novembre 1873). Fils de Nicolas-François Rousselle, greffier, et de Marie-Marguerite Humbert. Elève à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr (matricule 3 178), il est lieutenant au 70e régiment d'infanterie de ligne, aide de camp du général Jamin, en 1814. Percepteur des contributions directes, il se marie en 1816 à Lion-devant-Dun (Meuse) avec Anne-Marguerite Riche.
ROUTIER (Edme-François), sous-lieutenant (Vaudrémont 18 juin 1781 - Dissangis, Yonne, 15 janvier 1849). Fils de François Routier, maçon, et de Marie Hugny. Il est sous-lieutenant au 12e régiment d'infanterie légère à son mariage, en septembre 1814 à Vaudrémont, avec Claudine Daumont. Le SHD le situe sous-lieutenant au 5e régiment de tirailleurs de la Garde de Paris (sic). Il se marie en 1818 à Dissangis (Yonne) avec Jeanne-Edmée Vernet, puis en 1821 à Massangis (Yonne) avec Edmée Riotte.
SERGENT (Georges-Amélie-Gabriel), capitaine (Saint-Dizier 28 février 1786). Fils de François Sergent, contrôleur des actes de domaines du roi, et de Marguerite Rabiat. Capitaine d'artillerie (de marine) retraité, il se marie en 1819 à Chalon-sur-Saône (où il est domicilié) avec Marie-Emmanuel Bonnot.
THEVENIN (François), lieutenant (Prez-sous-Lafauche 26 août 1784 - en Catalogne 2 octobre 1812). Fils de Jean-Baptiste Thévenin et de Marianne Ninot. Incorporé dans la 60e demi-brigade (puis régiment) d'infanterie de ligne le 4 mars 1803, il passe fourrier en l'an XI de la République. Successivement sergent (24 novembre 1804), sergent-major (20 février 1805), adjudant (1er mars 1807), il est nommé sous-lieutenant par décret le 11 mai 1810, à l'âge de 26 ans. Lieutenant de grenadiers du 3e bataillon du même corps, il "est décédé à Aumelience [...] en Catalogne par suite de blessures qu'il reçut dans un combat le 2 octobre 1812".
THIEBAUT (Aubin-François), lieutenant (Enfonvelle 2 mai 1766). Fils d'Aubin Thiébaut, sergent de justice et vigneron, et de Françoise Bouvier, sage-femme. Originaire de Tiffauges (Vendée), il entre en service comme volontaire le 3 septembre 1792 dans le 4e bataillon de Paris. Caporal le 20 mars 1793, il passe sergent le 10 décembre 1793 puis sergent-major le 13 mai 1794. Nommé sous-lieutenant dans la 102e demi-brigade d'infanterie de ligne (1800), à l'âge de 34 ans, il passe lieutenant au même corps le 8 février 1802. Il est admis comme lieutenant invalide à l'hôpital de Charenton, ayant été démissionnaire le 6 avril 1806.
THOMAS (Juste), lieutenant (Saint-Dizier 9 août 1755 - Saint-Dizier 20 juin 1808). Fils de François Thomas et de Barbe Mogeot. Incorporé dans la 5e compagnie du 3e bataillon de volontaires nationaux de la Marne le 10 septembre 1791, il est nommé sous-lieutenant le 20 décembre 1792, à l'âge de 37 ans. Lieutenant le 1er mai 1793 (ou le 9 avril 1794), il passe dans la Demi-brigade du Finistère. Officier dans a 66e demi-brigade d'infanterie de ligne, en 1802, il est retraité le 18 septembre 1805. Il se marie en 1806 à Saint-Dizier avec Marie-Anne Anus. Officier pensionné du gouvernement, il décède au 250, rue du Tripot (Ville), à l'âge de 53 ans.
TIRANT (Nicolas-Marie), lieutenant (Langres 8 mai 1781 - Strasbourg, Bas-Rhin, 7 novembre 1825). Dit Tirant de Bury. Fils de François-Narcisse-Baudoin Tirant, écuyer, seigneur de Morrains, Flavigny, Buri et autres lieux, et de Marie-Anne Barrois de Sarrigny. Elève à l'Ecole polytechnique (1798-1801), il est nommé lieutenant le 23 septembre 1802, à l'âge de 21 ans. Lieutenant en premier au 7e régiment d'artillerie à pied, en 1805, il démissionne en 1807 et se marie avec Sophie Roesch, dont il aura plusieurs enfants nés à Soultz-sous-Forêts en 1811 et 1816.
TOUSSAINT (Christophe), sous-lieutenant (Saint-Dizier 26 septembre 1776 - Saint-Michel, Italie, 7 janvier 1813). Fils de Martin Toussaint, garde des bois du roi, et de Marie-Jeanne Roussel (paroisse de Gigny). Sous-lieutenant au 11e régiment de hussards, il est tué à la bataille de Saint-Michel, près de Vérone, le 7 janvier 1813 (selon son acte de décès). A. Martinien le dit plutôt tué le 19 novembre 1813 près de Caldiero.
VACHEROT (Jean-Baptiste), lieutenant (Luzy-sur-Marne 29 août 1772 - 24 mai 1809). Fils de Pierre Vacherot, tixier, et d'Anne Poncet. Il n'est pas né en 1776 à Luzy, contrairement à ce qu'indique le registre de son corps. Incorporé le 15 mars 1794, il sert dans la 12e demi-brigade d'infanterie, puis passe dans la 81e demi-brigade. Lieutenant au 81e régiment d'infanterie de ligne, blessé le 21 mai 1809 à Gospich (Croatie), il meurt le 24 mai 1809 selon A. Martinien.
VARNEY (François), lieutenant (Prauthoy 16 juillet 1779). Ou Verney. Fils de Jacques Varney, vigneron, et de Reine Pretet. Entré en service le 19 avril 1800 dans le bataillon complémentaire de la 85e demi-brigade d'infanterie de ligne, fusilier, il est nommé caporal le 13 octobre 1802. Sergent-major de la 1ère compagnie du 1er bataillon le 26 avril 1805, il est nommé sous-lieutenant par décret le 7 avril 1809, à l'âge de 30 ans. Lieutenant au même corps, il est tué le 7 novembre 1812 sur la route de Smolensk, selon A. Martinien.
Officiers confirmés
Parmi les 22 Haut-Marnais susceptibles d'avoir servi sous l'Empire recensés dans "Officiers haut-marnais de Napoléon", trois ont pu être depuis confirmés.
COLLIGNON (Sébastien), sous-lieutenant (Montier-en-Der 27 avril 1769 - Montier-en-Der 31 janvier 1815). Fils de Pierre Collignon, tailleur d'habits, et de Marie-Françoise Guillemin. Il est nommé sous-lieutenant le 28 février 1802, à l'âge de 33 ans, et sert dans la 44e demi-brigade d'infanterie de ligne, en 1804. Il est lieutenant d'infanterie pensionné. Il le frère de Louis Collignon, né à Montier-en-Der en 1768, engagé en 1786, grenadier puis caporal dans la 87e demi-brigade, passé dans la 78e demi-brigade en l'an IV.
NANCEY (Pierre), lieutenant (Chaumont 4 mars 1764 - Chaumont 18 octobre 1823). Fils de Claude-Bernard Nancey et de Marie-Jeanne Babouot. Magistrat du tribunal civil de Chaumont, il se marie dans cette ville en 1793 avec Sophie Levacher de Villeneuve. Incorporé dans le bataillon du train des équipages d'artillerie de la Garde impériale le 1er octobre 1811, comme maréchal des logis, il est promu maréchal des logis-chef le 1er février 1812 et sert en Russie. Nommé sous-lieutenant le 6 avril 1813, à l'âge de 49 ans, lieutenant de pionniers, il est en demi-solde à Chaumont, en 1815. Une fille épousera le capitaine Jacques-Nicolas Humbert.
PAILLARDIN (François), sous-lieutenant (Serqueux 14 juin 1771). Fils de Jacques Paillardin, laboureur, et de Jeanne Nicaise. Incorporé le 18 avril 1793 dans la 5e compagnie du 11e bataillon de volontaires nationaux des Vosges, passé à la 175e demi-brigade puis au 67e régiment d'infanterie de ligne, il est caporal le 23 septembre 1805. Sergent le 25 juin 1813, il est nommé sous-lieutenant au même corps le 4 décembre 1813, à l'âge de 42 ans. Il est officier retraité à Serqueux, en 1815. Son frère Jean-Baptiste, issu du régiment d'Austrasie, a servi également au 11e bataillon des Vosges.
Quelques compléments d'information
BERTRAND (Louis), lieutenant, de Louze (page 140) : il est sous-lieutenant au 17e régiment d'infanterie légère, en Russie.
DAUVERGNE (Jean-Claude), capitaine, de Joinville (page 166). Engagé dans l'armée du roi le 14 décembre 1787, il est nommé caporal le 1er avril 1791. Passé dans la 12e demi-brigade, il est nommé successivement sergent le 11 juillet 1795 et sergent-major le 16 décembre 1795. Passé à la 81e demi-brigade d'infanterie de ligne, il se marie en 1801. Lieutenant au même corps, en garnison à Besançon, il est père d'une fille en mai 1805. Il est blessé le 11 avril 1806 au siège de Curzolla (Italie). Il est ensuite capitaine au 8e bataillon de prisonniers de guerre, en 1811. Il décède le 14 mai 1826 à Lapalisse (Allier).
GENUY (Jean), lieutenant, de Genevrières (page 189) : il entre en service le 13 août 1792 dans le 2e bataillon de volontaires nationaux de la Haute-Marne puis passe dans la 25e demi-brigade (puis régiment) d'infanterie de ligne. Admis dans la Garde consulaire le 17 février 1805, il est nommé caporal le 27 mars 1811 puis passe au bataillon d'instruction de Fontainebleau le 27 mars 1811. Il a servi notamment en Espagne en 1808 et en Allemagne en 1809.
GAUDRY (Jean-François-Augustin), sous-lieutenant, de Saint-Dizier (p. 187) : élève à l'école spéciale militaire le 8 mai 1809, il est nommé sous-lieutenant le 8 février 1812, à l'âge de 21 ans. Officier dans la 1ère compagnie du 5e bataillon du 48e régiment d'infanterie de ligne, il est pris le 10 décembre 1812 en Russie, et présumé mort. Source : C. PENICHON, Le corps du maréchal Davout dans la campagne de Russie.
LUQUET (François-Nicolas), lieutenant, de Langres (p. 230) : il est nommé lieutenant de 2e classe le 5 juillet 1800, à l'âge de, et sert dans le 1er bataillon de sapeurs, puis est promu lieutenant de 1ère classe le 7 janvier 1804, au 3e bataillon de sapeurs.
PERRIN (Prudent-Pascal), lieutenant, d'Autigny-le-Petit (p. 257) : il entre en service le 19 juillet 1795 dans la 54e demi-brigade devenue 89e demi-brigade. Il fait les campagnes de l'armée du Rhin (ans III à IX). Caporal le 20 janvier 1799, il passe fourrier le 21 janvier 1800. Sergent le 21 janvier 1802, il est promu sergent-major le 24 juin 1803. Il sert à Saint-Domingue (ans IX-XIII), où il est blessé le 16 septembre 1803 d'un coup de feu au bras gauche au Morne Pelé. Passé à la 86e demi-brigade d'infanterie de ligne le 23 septembre 1804, servant dans l'armée du Nord (an XIV), il est nommé sous-lieutenant le 17 octobre 1807, à l'âge de 33 ans.
ROBERT (Michel), capitaine (p. 275). Selon son acte de décès, il est né en Haute-Marne à Frete [sic] vers 1759. Il s'agit sans doute de Michel Robert, né à Frettes le 20 mars 1759, fils (posthume) de Jean-Louis Robert, pâtre, et d'Antoinette Moris. Capitaine dans la 95e demi-brigade d'infanterie de ligne, il est provisoirement destitué en l'an VIII de la République. Chef de bataillon en retraite, il vit à Gray (Haute-Saône) lorsqu'il déclare la naissance d'un fils, Charles-Michel Robert, né le 30 juin 1813, de Marie-Catherine-Suzanne Deshaies, couturière née à La Vespière (Calvados). Cet enfant décède à Neuf-Brisach le 9 avril 1814 à l'âge de 9 mois. Lui décède le 12 mai 1814 dans la même ville. Il s'agit peut-être de Michel Robert, adjudant-major du 6e bataillon des chasseurs du Nord le 6 février 1793, aide de camp le 17 juillet 1793, chef du 3e bataillon de la formation de Doué puis réintégré comme capitaine par décision du 13 mars 1796.
ROBERT (Nicolas), capitaine, de Montier-en-Der (p. 275). Sous-lieutenant au 44e régiment d'infanterie de ligne, il est nommé lieutenant sur proposition datée du 13 octobre 1808. Affecté au 2e bataillon, passé capitaine, il est demandé pour occuper la fonction d'aide de camp du général de brigade Boussard (3e corps de l'armée d'Espagne) le 13 mai 1810. Il est tué le 26 décembre 1811 au passage du Guadalaviar. Dans son rapport, le général Suchet écrit : "Le général Boussard, à la tête de 60 hussards, passa la rivière, et chargea un escadron qu'il rompit, mais s'abandonna à la poursuite, il arrive sur la ligne des insurgés, blessé, il tomba aux mains de l'ennemi ; son brave aide de camp Robert périt en voulant lui faire un rempart de son corps..." Dans ses souvenirs, Aymar de Gonneville évoque aussi de cet officier qui "laissait une jeune veuve et deux enfants". Source : dossier d'officier, GR 2 YE 3545, SHD.
RUELLE (Gilles-Jérôme), capitaine, de Chaumont (p. 307) : il est capitaine au 6e bataillon de vétérans, en 1811, année où il est destiné à rejoindre un bataillon de prisonniers de guerre. Jorge Planas Campos et Antonio Grajal de Blas précisent qu'il a auparavant servi dans la 3e Légion de réserve et qu'il a été blessé le 19 juillet 1808 à Baylen (Espagne).
SYMON de LATREICHE (Charles-Guillaume-Fortuné), chef de bataillon, de Bourmont (p. 284). Selon ses déclarations, cet ancien émigré, qui s'est battu dans les rangs hollandais puis autrichiens, sert au 11e régiment de hussards sous le nom de "Berthoud" du 4 mai 1796 au 15 février 1798 ; se dit employé comme aide de camp volontaire dans la division de grenadiers Oudinot (an XIV - 1806) ; capitaine de la Légion hanovrienne le 10 juillet 1806 ; aide de camp du maréchal Kellermann le 21 septembre 1806 ; chef de bataillon dans la Légion du Nord le 2 janvier 1807 ; à l'état-major de la Grande Armée le 20 juillet 1807 ; à l'état-major du gouvernement de Dantzig en 1808 ; à l'armée d'Allemagne le 1er avril 1809 ; à l'état-major de l'armée du Midi en Espagne le 9 novembre 1810, ne rejoint pas ; à l'état-major de l'armée d'Espagne et du Portugal le 27 mai 1811 ; à l'état-major de la Grande Armée le 3 mai 1813 ; à l'état-major de la 3e division militaire de Metz le 21 janvier 1814 ; présent au blocus de Mayence. Source : dossiers individuels d'officier, GR 2 YE 3858 et GR 3 YF 43129, SHD.
Sources complémentaires : dictionnaires biographiques d'officiers établis par Christophe Pénichon ; Jorge PLANAS CAMPOS et Antonio GRAJAL DE BLAS, Officiers de Napoléon tués ou blessés pendant la Guerre d'Espagne (1808-1814), deux volumes, Foro para el studio de la historia militar de Espana, 2020 ; registres de contrôles de troupes et registres matricules, site Mémoire des Hommes, SHD ; Geneanet ; actes d'état civil mis en ligne par différentes Archives départementales.

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