vendredi 30 octobre 2009

Officiers à la mode napolitaine

Plusieurs officiers haut-marnais ont servi des royaumes « satellites » de l’Empire français. Parmi eux, sept – chiffre non négligeable - étaient en service dans les troupes du royaume de Naples, ayant eu pour souverains successifs Joseph Bonaparte et le maréchal Joachim Murat. Aide de camp du beau-frère de Napoléon, le Dervois Pierre-Augustin Berthemy, dont la carrière a déjà été détaillée sur ce blog, a même été promu maréchal de camp napolitain et fut un des rares Français à ne pas quitter son protecteur lorsque celui-ci a pris langue avec les Britanniques début 1814. Voici six autres parcours moins connus.

Collin Etienne (Cirey-sur-Blaise 1776 – 1858). Entré en service comme caporal au 1er bataillon auxiliaire de la Haute-Marne (an VII), sergent-major au 101e de ligne (an XII), il passe aux grenadiers de la Garde de Naples (août 1806). Sous-lieutenant (12 décembre 1808) au régiment de grenadiers de Naples, lieutenant (21 février 1810), capitaine (15 janvier 1814) au même régiment, il démissionne (25 janvier 1814) et passe au 9e régiment de la Garde (mars 1814). Frère d’un capitaine. Source principale : base Léonore.
Gobelet Claude-Antoine (Preigney, Haute-Saône 1785). Lieutenant adjudant-major dans les grenadiers de la Garde de Naples, totalisant 18 ans de services, il est placé en demi-solde et se marie en 1817 à Pierrefaites, où il exerce la profession de cultivateur.
Gueniot Antoine. Originaire de Bay-sur-Aube, il sert dans l’artillerie à cheval de la garde royale de Naples. En demi-solde, il est capitaine de 2e classe dans la compagnie d’artillerie de la garde nationale de la Haute-Marne (1815), puis à nouveau en demi-solde à Bay.
Husson Victor (Vignory 1775). Frère de deux officiers, il est en demi-solde à Vignory, fin 1815, comme capitaine du royaume de Naples. Selon Martinien, un lieutenant Husson, du 1er légère de Naples, est blessé en juin 1807 en Calabre, et un capitaine Husson, du 1er de ligne de Naples, est blessé le 6 octobre 1809 dans le Tyrol. Il s’agit peut-être de cet officier. Capitaine d’état-major, il a perdu l’usage d’un membre et obtenu une pension de retraite (1819) après quinze ans de services. Merci à C. Daudin pour ces dernières précisions.
Richoux Nicolas (Chaumont 1776). Frère d’un capitaine de cuirassiers, membre de la Légion d'honneur depuis le 4 novembre 1804 comme brigadier du 8e cuirassiers, il est lieutenant dans la garde du vice-roi d’Italie, en 1809. Il est ensuite, en 1811, adjudant-major au régiment des chevau-légers du roi de Naples, qu’il sert jusqu’en 1814. Promu capitaine au 6e chasseurs à cheval sous la Première Restauration, il est en demi-solde à Chaumont fin 1815. Retraité en 1818.
Simon Jean-Baptiste (Provenchères-sur-Marne 1777 – Cerisières 1819). Fils de Nicolas, laboureur, il est lieutenant de la 1ère compagnie du régiment d’artillerie légère de la garde de Naples, lorsqu’il se marie en 1812 à Naples. Capitaine en second, officier dans la légion du Gard, en demi-solde à Cerisières, membre de la Légion d’honneur, il est propriétaire lorsqu’il décède dans ce village à 42 ans.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Humbert ROUSSEZ, autre natif de la Haute-Saône (Molay 22/01/1781), servit également dans les grenadiers de la garde royale du roi de Naples. Soldat devenu sous-lieutenant, comme nombre d'entre eux il quitta cette unité le 25/01/1814. Plus tard vers 1837, il devint maire de Preigney.